Paul-Henri Mathieu: «Battre Nadal en trois sets, ça tient du miracle»
TENNIS•Le Français aborde sans grands repères son tournoi de Roland-Garros...Propos recueillis par Romain Scotto
Présent à Rueil-Malmaison pour une exhibition, Paul Henri Mathieu arrive à Roland-Garros sans grandes références sur terre battue. Après une victoire de prestige face à un Andy Murray diminué, il livre à 20minutes.fr ses ambitions.
A quatre jours de Roland, une victoire face à Andy Murray (numéro 3 mondial), même en exhibition, ça rassure, non?
Ça fait forcément plaisir. Là, on termine notre préparation. On cherche pas mal de repères avant Roland. Il faut s’habituer aux balles qui sont assez différentes. Mais ça va, je me sens bien. Il y a encore deux trois détails que j’essaye de régler. Il faut retrouver des schémas de jeu propres à la terre battue.
Vous sentez la pression monter?
Oui et non. Roland-Garros, pour un Français, c’est stressant. Mais c’est aussi positif. Ça nous surmotive. Chacun gère son stress à sa manière.
Quel objectif vous êtes-vous fixé pour cette quinzaine?
Atteindre la deuxième semaine. Ce serait déjà bien. Cette année, je suis tête de série, mais ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. Parce que comme je suis dans les dernières têtes de série, je jouerai forcément l’une des quatre premières assez tôt. Ce n’est pas forcément mieux.
Comment jugez-vous votre début de saison sur terre?
Moyen. Même si j’ai perdu contre de bons joueurs. J’espérais mieux, faire plus de matchs pour arriver plus en confiance avant Roland. Mais je n’ai pas réussi. J’ai manqué d’un peu tout. Un peu de physique, de mental. Faute de jouer, j’ai regardé pas mal de matchs à la télé. J’ai pu voir les autres.
Vous vous sentez prêt à reprendre un set à Nadal comme en 2006?
Arriver jusqu’à lui, ça veut dire aller assez loin... J’aimerais bien en prendre un deuxième. Mais Nadal, c’est le grandissime favori de Roland. Je ne l’apprends à personne. Il est très très dur à battre. Surtout en trois sets gagnant parce que la dimension physique entre encore plus en compte. Pour le battre, il faut faire un match parfait. Certains peuvent l’inquiéter en deux sets. Mais sur trois sets, c’est autre chose. Ça tient du miracle. C’est pour ça que sa défaite contre Federer ne change rien du tout. Au contraire, il aura même envie de prendre une revanche.


















