Guerre en Ukraine : « Paniqué », Abramovitch chercherait à vendre Chelsea par tous les moyens, selon un acheteur potentiel

FOOTBALL Hansjorg Wyss, 86 ans et fondateur de l’entreprise de fabrication de matériel médical Synthes, a déclaré au journal suisse Blick qu’il avait été sondé mardi par trois autres personnes, avec trois autres personnes

J.L. avec AFP
— 
Le club de Chelsea pourrait changer de mains à cause de l'invasion russe en Ukraine.
Le club de Chelsea pourrait changer de mains à cause de l'invasion russe en Ukraine. — Amer Ghazzal/Shutterstock/SIPA

Hansjorg Wyss, l’un des hommes les plus riches de Suisse, a déclaré mercredi qu’on lui avait proposé d’acheter Chelsea, alors que le propriétaire du club de Premier League, l’oligarque russe Roman Abramovitch, s’est mis en retrait après l’invasion de l’Ukraine. « Je me laisse encore quatre ou cinq jours de réflexion. Abramovitch demande trop en ce moment. Chelsea lui doit 2 milliards de livres, sauf que Chelsea n’a pas d’argent. Cela signifie que ceux qui achètent Chelsea doivent dédommager Abramovitch », a-t-il expliqué.

« Abramovitch fait partie des plus proches conseillers et amis de Poutine », a déclaré Wyss au Blick. « Comme tous les autres oligarques, il est paniqué. Il veut se débarrasser rapidement de Chelsea. Avec trois autres personnes, j’ai reçu mardi une offre pour acheter Chelsea à Abramovitch. »

Le prix de Chelsea fixé à 4 milliards d’euros, selon la presse anglaise

Hansjorg Wyss, 86 ans et fondateur de l’entreprise de fabrication de matériel médical Synthes, a déclaré au journal suisse Blick qu’il avait été sondé sans pour autant connaître le prix réclamé par Abramovitch, fixé à 4 milliards d’euros selon la presse anglaise. Cette annonce intervient après la déclaration d’Abramovitch samedi qu’il prévoyait de confier ses parts dans le club aux administrateurs de la Fondation Chelsea.

Le Suisse a enfin affirmé qu’il ne ferait pas l’opération « seul ». « Si j’achète Chelsea, ce sera avec un consortium de six à sept investisseurs. » Pour le moment, Abramovitch ne figure pas sur la liste croissante des personnes physiques ou morales visées par les sanctions britanniques pour leurs liens avec le régime de Vladimir Poutine.