Sébastien Chabal, l'homme qui pèse deux millions d'euros

RUGBY «Midi Olympique» dévoile les salaires des stars du Top 14...

A.P.

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 Sébastien Chabal après la victoire du XV de France contre les Gallois, le 27 février 2009 au Stade de France.
 Sébastien Chabal après la victoire du XV de France contre les Gallois, le 27 février 2009 au Stade de France. — R.Duvignau / REUTERS

A côté des 17 millions euros annuels de Thierry Henry, Sébastien Chabal fait encore gringalet avec ses deux millions d’euros de gains. Pourtant, c’est du jamais vu et jamais touché pour un rugbyman français. Cette somme avancée par le journal «Midi Olympique» comprend le salaire de la dernière recrue du Racing-Metro (proche du million d’euro) et ses nombreux contrats publicitaires.

Si les salaires des rugbymen ne rivalisent pas encore avec ceux du football, les clubs du Top 14 savent mettre les formes et les zéros pour attirer les stars de la planète ovale. Cette saison, Dan Carter émerge ainsi à 750 000 euros sur six mois à Perpignan et devance les Toulousains Frédéric Michalak et Vincent Clerc (600 000 et 540 000 euros annuels).

Pilier ça rapporte

Malgré les appels à la mesure de la Ligue et l’instauration prochaine du salary cap, la tendance pour le marché d’été n’est pas à l’inflation. La star sud-africaine  François Steyn pourrait ainsi émarger à 750 000 euros au Racing. Pas en reste, Toulon et son président mécène Mourad Boudjellal sont prêts à mettre 500 000 euros sur l’Argentin Felipe Contepomi et pas loin du million pour aider Jonny Wilkinson à traverser la Manche.  
Mais quand on n’a pas un nom et un statut d’international à monnayer, il faut se «contenter» de sommes moins rondelettes. Selon les chiffres de «Midi Olympique», le salaire mensuel d’un non international en Top 14 s’échelonne  entre 6000  euros pour un ailier à 12 500 pour un pilier droit, poste très recherchés par les clubs. Une contrepartie sonnante et trébuchante pour vivre avec des oreilles en «chou-fleur».