OM - FK Qarabag : Les Marseillais « dominés footballistiquement » peuvent dire merci à Milik et Mandanda

FOOTBALL L’Olympique de Marseille s’est imposé 3 buts à 1 contre le FK Qarabag jeudi soir au stade Vélodrome lors du match aller des 16e de finale de Ligue Europa Conférence

Adrien Max
Arkadiusz Milik a été le principal artisan de la victoire de l'OM contre Qarabag en 16e de finale de la Ligue Europa Conférence.
Arkadiusz Milik a été le principal artisan de la victoire de l'OM contre Qarabag en 16e de finale de la Ligue Europa Conférence. — Nicolas TUCAT / AFP
  • L’Olympique de Marseille a rempli son contrat jeudi soir au stade Vélodrome en s’imposant 3 buts à 1 face au FK Qarabag, pour les 16e de finale aller de la Ligue Europa Conférence.
  • Mais les Marseillais, contrairement à leurs habitudes, ont été malmenés par les Azerbaïdjanais.
  • Comme Jorge Sampaoli l’a reconnu, l’Olympique de Marseille tire son salut de la « finition » de ses joueurs offensifs.

Au stade Vélodrome,

Un match à l’opposé de ce que nous avait habitué l'Olympique de Marseille. Souvent dominateurs mais peu réalistes, les Marseillais ont été tout le contraire jeudi soir, à domicile, contre le club Azerbaïdjanais du FK Qarabag, pour finalement arracher cette victoire (3-1) en  Ligue Europa Conférence. Contrairement au staff Olympien qui avait analysé et « connaissait très bien cette équipe », selon  Jorge Sampaoli, les premières minutes du match nous ont étonné tant les deux équipes se rendaient coup pour coup. 

Et il aura finalement dû attendre la toute fin de la première mi-temps pour voir Arkadiusz Milik venir planter un doublé en l’espace de deux minutes (41e, 43e). D’abord en s’y reprenant à deux reprises, après une tête repoussée par un défenseur, symbolisant toute sa volonté de marquer. Puis en ajustant le gardien, avec toute la maîtrise qui le caractérise. Mais deux buts, finalement, un peu contre le court du jeu.

« De la tristesse pour le but encaissé »

On pensait le match plié, il n’en a rien été. Surtout à cause du jeu en profondeur de Qarabag, porté par ses ailiers Kady et Zoubir. « Ça a été compliqué. En première période on n’a pas bien joué et en deuxième, on n’a pas joué du tout. C’est un match où nous avons été dominés collectivement. Je n’ai pas été surpris, on connaissait assez bien cette équipe. Elle a des joueurs internationaux, un très bon jeu collectif. On le savait et ce soir on a été dépassés », a analysé Jorge Sampaoli.

Sans un excellent Steve Mandanda, titularisé pour la première fois depuis trèèèès longtemps, l’OM aurait pu en prendre plusieurs. La légende de l’OM s’est montrée impériale et a multiplié les arrêts. « Non ça ne me surprend pas. Je le vois à l’entraînement tous les jours, c’est un très grand professionnel et je suis très heureux pour lui. Il a fait un très bon match, c’est une personne et un joueur très apprécié, une légende de ce club, donc je suis content qu’il ait fait un très grand match », l’a félicité Pol Lirola en conférence d’après match.

Un Mandanda impérial, jusqu’à la 85e minute. Sampaoli venait de faire plusieurs changements, plutôt offensifs, et tout le stade Vélodrome attendait le troisième but, mais Kady a fait redescendre tout ce beau petit monde en réduisant le score (85e). « Il y a de la tristesse pour le but encaissé, mais Qarabag a mérité de le marquer », a admis Jorge Sampaoli.

Milik, un doublé mais fâché de sa sortie

C’est finalement Dimitri Payet qui est venu remettre de l’ordre dans la maison olympienne en inscrivant un but ô combien important, après un cassage de rein de Dieng (90e). « On a été dépassé footballistiquement par une équipe très bien joué, on s’en est sorti grâce à la finition », a reconnu l’entraîneur argentin.

Le numéro 10 venait de remplacer Arek Milik, qui a passé sa frustration d'être remplacé sur les bouteilles d’eau.

 « Je n’ai pas vu ces gestes, a coupé Jorge Sampaoli pour désamorcer la polémique. Je regarde le temps de jeu de chacun. Tout le monde doit en forme et prêt pour tous les matchs. Ces changements étaient déjà prévus, parce qu’on rejoue rapidement. J’ai la même relation avec lui qu’avec tout le monde. On est des collègues de travail, chacun a sa fonction, et j’ai la même relation avec lui qu’avec les autres joueurs ».
 

Le plus important est ailleurs, avec cette victoire confortable, qui n’augure, malgré tout, pas d’une qualification si facile pour les 8es de finale, jeudi prochain à Bakou. « Non, non, ce n’est pas suffisant on a vu comment s’est passé le match aujourd’hui. Ca va être un match compliqué, on doit obligatoirement gagné là-bas », a prévenu Pol Lirola. Sampaoli peut, lui, se satisfaire, d’avoir gagné en ayant fait tourner, avant la réception de Clermont, et ce voyage de près de 5.000 km jeudi.