Dakar 2022 : L’explosion du véhicule d’un pilote français était un attentat, avec un « engin explosif improvisé »

TERRORISME Gravement blessé le 30 décembre dernier à Jeddah, en Arabie saoudite, dans l’explosion de son véhicule, Philippe Boutron a bien été victime d’un attentat

N.S. avec AFP
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Le Dakar 2022 a pu arriver à son terme, le 14 février en Arabie Saoudite. Illustration.
Le Dakar 2022 a pu arriver à son terme, le 14 février en Arabie Saoudite. Illustration. — Franck Fife / AFP

Le 30 décembre dernier, le véhicule du Français Philippe Boutron explosait, blessant grièvement le Français engagé sur  le Dakar 2022, à Jeddah en Arabie saoudite. Et la seule explication possible est la pose d’un « engin explosif improvisé », a indiqué vendredi une source proche du dossier, confirmant  une information de RTL.

Selon cette source, le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est déplacé en Arabie saoudite avec les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et des techniciens de la police technique et scientifique, qui ont pu réaliser des prélèvements sur le véhicule, où cinq autres personnes se trouvaient.

Un « accident » pour l’Arabie saoudite

Les autorités saoudiennes ont évoqué un « accident ». Mais Paris a souligné dès le début que « l’hypothèse d’un acte criminel » n’était pas écartée. Le 4 janvier, le Pnat a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire pour « tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

Philippe Boutron conduisait au moment de l’explosion, près de l’hôtel où les occupants du véhicule venaient de passer la nuit. L’équipage se dirigeait vers le stade où avaient lieu les vérifications sur les voitures devant prendre part au rallye-raid, qui commençait deux jours plus tard.

Rapatrié après avoir été opéré en Arabie saoudite. Il a été soigné à l’hôpital militaire Percy de Clamart, près de Paris, puis placé quelques jours en coma artificiel pour soulager ses douleurs. Fin janvier, dans un entretien à France Bleu Orléans, il est revenu sur l’explosion : « Il y a eu un gros choc. On ne s’y attendait pas du tout. La bombe a été mise sous le plancher [de son véhicule d’assistance] et j’ai pris le plancher sous les jambes. »