Pascal Papé: «On sait où on va»

RUGBY Malgré la période délicate que traverse son équipe, le 2e ligne du Stade Français est confiant pour les semaines à venir...

Recueilli par Romain Scotto

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Le deuxième ligne du Stade Français, Pascal Papé (au centre), lors d'un match face à Castres, en mars 2008.
Le deuxième ligne du Stade Français, Pascal Papé (au centre), lors d'un match face à Castres, en mars 2008. — G. SPOSITO / REUTERS

Après six semaines passées à soigner son genou, l'international français a foulé de nouveau la pelouse du stade Jean-Bouin, le week-end dernier face à Montpellier (24-14). Malgré la victoire laborieuse de son équipe, il reste optimiste pour les semaines à venir...

Pour votre retour sur les terrains, on vous a senti déçu. La victoire ne suffit pas?


Non, même si pour moi Montpellier était l’un des plus gros matchs de la saison. On était déçus, mais pas seulement pour nous. Pour les supporters qui sont venus au stade. Il y avait pas mal de monde alors qu’il ne faisait pas beau. Et notre match était à l’image du temps de la journée. On est vraiment déçus de la prestation. Après, on prend quand même quatre points. C’était l’objectif. Je préfère prendre quatre point en jouant mal que bien jouer et perdre.

Christophe Dominici vous reproche un manque d’implication…


On va dire qu’il a mis le doigt là où ça fait mal. Les coachs ont débriefé et ils nous ont remis en cause en nous disant qu’on est passés à côté. C’est clair qu’on a manqué d’envie. À partir du moment où on pêche, c’est qu’on a un problème d’état d’esprit. Mais bon, il n’y a pas que ça, on a surtout mélangé notre rugby en montrant de très mauvaises choses. On a du mal à finir les actions, avec des passes dans les chaussettes. On a aussi pêché dans la discipline.

En cette fin de saison, vous avez peut-être déjà la tête aux demi-finales?


Non, pas du tout. On n’y est pas et personne n’y pense. Les demi-finales, ça passe par une victoire vendredi à Castres, et rien d’autre. Maintenant, ça reste notre objectif de la saison. Il nous reste trois matchs pour disputer la phase finale. Ce sera une mini-saison qui commencera. La plus importante.

La qualification devrait vous aider à repartir de l’avant?


C’est clair qu’on va récupérer un peu de fraîcheur physique. On sera à 160 minutes de l’objectif. On peut dire ce qu’on veut sur nous, je sais qu’on sera là. Là on traverse une mauvaise passe, mais on a déjà connu pire. Même si ça reste négatif, on sait où on va. On a notre objectif.

Le départ de Fabrice Landreau se ressent-il dans le groupe?

Oui, mais ce n’est pas ce qui nous fait mal jouer. Il a beaucoup donné pour le club, maintenant il n’est plus là. C’était son choix. Ça fait un pincement au cœur, mais c’est le métier. Maintenant, on a plutôt envie d’aller au bout pour lui.