CAN 2022 : Les clubs européens menacent de ne pas libérer leurs joueurs pour la Coupe d'Afrique des Nations

FOOTBALL La CAN doit se tenir au Cameroun entre le 9 janvier et le 6 février

A.H. avec AFP
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Salah et Mané doivent participer à la CAN au Cameroun avec l'Egypte et le Sénégal.
Salah et Mané doivent participer à la CAN au Cameroun avec l'Egypte et le Sénégal. — Luis Vieira/AP/SIPA

Et allez, c’est parti pour un nouveau feuilleton et un bras de fer entre clubs et sélections. Mercredi, l’Association européenne des clubs (ECA) a menacé de ne pas libérer les joueurs internationaux pour la Coupe d'Afrique des Nations en janvier-février au Cameroun. « A notre connaissance, la Confédération africaine de football n’a pas encore rendu public un protocole médical [lié au Covid-19] et opérationnel adapté pour le tournoi de la CAN, en l’absence duquel les clubs ne seront pas en mesure de libérer leurs joueurs pour le tournoi », peut-on lire dans un courrier électronique adressé vendredi dernier à la FIFA.

Outre le protocole sanitaire du tournoi (du 9 janvier au 6 février), l’ECA pointe surtout le risque d’une absence des internationaux plus longue que la période de mise à disposition prévue, en raison des « quarantaines et restrictions de déplacement » liées notamment à l’émergence du variant Omicron du coronavirus. Selon les règles assouplies de libération des internationaux, les clubs peuvent retenir leurs joueurs si « une quarantaine d’au moins cinq jours est obligatoire à compter de l’arrivée » sur le lieu « où est censé se disputer le match de l’équipe nationale » du joueur, ou sur le lieu du club de celui-ci à son retour.

Vraiment des « fake news » ?

Le Conseil d’administration de l’ECA, début décembre, a réaffirmé que ces principes devaient être « strictement respectés », fait valoir le courrier obtenu par l’AFP et adressé à Mattias Grafström, secrétaire général adjoint de la FIFA en charge du football. « Dans le cas contraire, les joueurs ne doivent pas être libérés pour leur équipe nationale », juge l’ECA.

Sollicitée par l’AFP, la Confédération africaine de football s’est refusée à tout commentaire et a renvoyé vers un communiqué publié mercredi matin où Véron Mosengo-Omba, secrétaire général de la CAF, exhorte le comité d’organisation camerounais à « travailler jour et nuit afin de s’assurer que tout soit en place pour le match d’ouverture du 9 janvier 2022 ». Interrogé par l’AFP, un haut dirigeant de la Fédération camerounaise de football a qualifié ces spéculations de « fake news ».