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La deuxième place était-elle trop lourde à porter pour Rennes ?

Stade Rennais : « On n’a pas à être inquiets »… La deuxième place était-elle trop lourde à porter pour Rennes ?

FOOTBALLLes hommes de Bruno Genesio ont subi la malédiction du deuxième en perdant 2-1 face à l’OGC Nice dimanche
Camille Allain

Camille Allain

L'essentiel

  • Le Stade Rennais s’est incliné 2-1 dimanche face à l’OGC Nice dans un duel de prétendants au podium.
  • Deuxièmes au coup d’envoi, les Bretons ont été dépassés par l’OM, entretenant la malédiction du deuxième de Ligue 1.
  • Bruno Genesio et ses joueurs ont été davantage observés et affrontent des blocs plus bas.

Au Roazhon Park.

La saison dernière, la victoire 2-1 de l’OGC Nice sur la pelouse du Roazhon Park avait provoqué un cataclysme. Englué dans une série de mauvais résultats, le club avait perdu son entraîneur chéri Julien Stéphan, qui avait présenté sa démission deux jours après le succès des Aiglons. Dimanche, les Niçois ont bouclé leur déplacement en Bretagne sur le même score grâce à un penalty de Kasper Dolberg et une minasse de Youcef Atal, idéalement servi par le Danois​. Les conséquences de cette deuxième défaite consécutive à domicile sont déjà connues. En battant Strasbourg, l’Olympique de Marseille a ravi la deuxième place aux Bretons. Faut-il y voir une bonne chose ? Pas impossible.

Depuis qu’ils se sont emparés de cette deuxième place, les Rennais semblent davantage attendus. La semaine dernière, l’équipe de Bruno Genesio était déjà tombée dans le piège tendu par Lille. Plus roublard, plus taquin, le LOSC avait dompté le collectif rennais en coupant les lignes de passe. Dimanche, les Niçois ont usé de la même recette pour s’imposer sur le même score. Alors qu’ils avaient la maîtrise du ballon et qu'ils retrouvaient les ultras du RCK, les Bretons ont concédé un penalty généreusement accordé par Willy Delajod qui a fait les affaires des Aiglons. Comme Lille, l’OGC Nice a ensuite défendu très bas, coupant les lignes de passe dans l’axe. « On a beaucoup trouvé de décalages sur les côtés mais on a abusé de centres. On n’a pas réussi à trouver du jeu combiné dans l’axe, ni à faire ces petits déplacements dans le dos de la défense », analysait Bruno Genesio à l’issue de la rencontre.

Encensée, Rennest a été très observée

La sortie prématurée de Martin Terrier, gêné par « un microbe aux yeux », et l’absence de Flavien Tait, toujours blessé, a accentué ce manque de verticalité. Moins en vue ce dimanche, Lovro Majer n’a pas su perforer l’axe de la défense niçoise. Excellents, Todibo et Dante ont privé Gaëtan Laborde de ballons. L’entrée à la mi-temps de Serhou Guirassy (à la place de Baptiste Santamaria) a permis aux Bretons de réduire le score par Benjamin Bourigeaud, mais surtout d’être plus présents dans la surface. Et aux hommes de Bruno Genesio d’être moins « prévisibles ». Encensée pour son jeu collectif, l’équipe rennaise a été scrutée. « Sur le contenu du match, tout n’est pas à jeter. Il faut qu’on apprenne à gérer d’être une équipe vue différemment. Tout le monde observe les équipes », estime Genesio, avant d’enchaîner. « On travaille pour répondre à ce genre de bloc ».

La malédiction du deuxième de Ligue 1 ?

Privés de Flavien Tait depuis plusieurs rencontres, les Rouge et Noir semblent manquer de rampe de lancement pour casser les lignes, les partenaires de l’ancien Angevin préférant passer par les ailes. Le poids de la deuxième place a-t-il pesé ? Bourigeaud jure que non. « Je n’ai pas senti de pression supplémentaire. On ne doit pas en avoir. On a envie de bien faire les choses ensemble ». Avant de reconnaître que les adversaires récents, hormis un Saint-Etienne en pleine crise, ont su s’adapter. « Avec le temps, on sent que les équipes nous attendent un peu plus parce qu’on a eu une grosse série positive. C’est à nous de nous adapter. On n’a pas à être inquiets », assure le milieu de terrain.

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La statistique relevée par notre confrère est pourtant éloquente. Dimanche, le dauphin de la Ligue 1 a perdu son match pour la quatorzième fois d’affilée. Un statut trop dur à assumer pour les poursuivants du PSG ? « C’est possible que ça nous mette une pression négative. On reste une équipe très jeune, j’ai trouvé qu’on était parfois moins libérés », lâche Genesio.

Privés de leur affiche face à Tottenham jeudi, les Rennais marquent le pas en Ligue 1 et voient plusieurs concurrents directs revenir au classement. Marseille est repassé devant, Nice est à un point, Montpellier et Monaco sont en embuscade. Pour son dernier match avant la trêve, le Stade Rennais se déplacera dans la peau du troisième en principauté. Un succès et tout serait oublié. Un revers et tout serait relancé.