France - Espagne : Une nouvelle fois renversants, les Bleus battent la Roja et s'offrent la Ligue des Nations

FOOTBALL Les Bleus étoffent l'armoire à trophée avec l'équivalent de la Coupe de la Ligue mais pour les pays

William Pereira
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Karim Benzema a égalisé, Mbappé a marqué le but de la victoire
Karim Benzema a égalisé, Mbappé a marqué le but de la victoire — Luca Bruno/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Milan,

Entre ici Ligue des Nations. Une nouvelle fois renversante, l’équipe de France a battu l’Espagne en finale (2-1) pour ajouter un nouveau titre à son palmarès. D’abord endormis, les Bleus ont su se réveiller pour dérégler une machine espagnole un peu trop métronomique pour pouvoir l’emporter. C’est le retour de l’équipe de France pragmatique, celle qui accepte de souffrir pour mieux piquer l’adversaire. La France qui gagne, quoi.

Une première mi-temps ennuyante

Didier Deschamps​ avait prévenu, la veille de la finale, qu’on ne privait pas la Roja de ballon parce qu’on l’avait décidé. Tout au plus, s’agissait-il pour les Bleus de l’avoir le plus possible. On en a un temps cru la France capable, en réussissant à circonscrire très haut les relances espagnoles afin de se projeter au plus vite vers le but. En point d’orgue, il y a ce duel perdu de Karim Benzema contre Unai Simon (5e). Puis, la bande à Deschamps a cessé de gratter des ballons, laissé Busquets jouer comme dans son salon et inexorablement reculé dans ses 40 mètres. De la 15e à la 30e, on ne les a plus vus passer le rond central.

Mais comme souvent, la domination espagnole est stérile. Le seul problème étant que devant, Benzema, Griezmann et Mbappé n’ont jamais vu le ballon, et donc le jour, dans une première période où le seul phénomène marquant aura été le duel remporté par Laporte face à Mbappé. DD a sûrement apprécié.

Benzema répond à Oyarzabal

Comme en demies, il a fallu attendre la seconde période pour s’enflammer, voir les Bleus rentrer dans le lard, prendre des risques dans les transitions et donc accepter d’offrir des espaces à des Ibères qui, s’ils n’ont pas su convertir une offrande maladroite de Koundé (52e), ont arrêté d’être gentils dix minutes plus tard sur contre-attaque. Après avoir enrhumé Upamecano, qui avait remplacé Varane sur blessure en fin de première période, Oyarzabal est parti scotcher Lloris en finesse.

Luis Enrique exulte, mais la joie est de courte durée. Et c’est son ancien rival madridiste, Karim Benzema, qui s’est chargé de le rasseoir dans la minute d’un amour de frappe enveloppée. Trop avancé et auteur d’une faute de main, Unai Simon est clairement coupable. Le gardien est d’ailleurs tellement tétanisé à l’idée de voir Mbappé enrhumer ses défenseurs en profondeur qu’il n’est pas loin d’en reprendre en sortant n’importe comment. Malheureusement pour Kyky, son lob est mal ajusté. Mais l’important est ailleurs : la France a foutu le feu au match et la Roja ne s’en remettra pas.

Mbappé plie le game

Ce n’était donc qu’une question de temps pour que les Bleus en finissent comme Fury un peu plus tôt avec Wilder. La bête blessée, chancelante, s’incline finalement sur une ultime estocade du numéro 10 français, récompensé par ses efforts. Lancé en profondeur, Mbappé fixe Unai Simon d’un passement de jambe et plie le match. Sa célébration avec les supporters a quelque chose de CR7, on apprécie. Lloris, lui, fait sa part du job en repoussant sur sa ligne une dernière tentative d’Oyarzabal. 2-1, ramenez la coupe à la maison. La France succède au Portugal au palmarès de la Ligue des Nations et détiendra donc deux titres pendant un an. La grande classe.