Equipe de France : « Un honneur d'être en Bleu avec mon frère », Théo et Lucas Hernandez savourent la réunion de famille
FOOTBALL•Les deux frères Hernandez sont passés en même temps en conférence de presse, mardiWilliam Pereira
Petite promotion à Clairefontaine valable uniquement mardi. Pour la conférence de presse d’un frère Hernandez, le second nous était offert. Pour ne vexer personne, on ne dira pas qui de Lucas ou Théo est le numéro un, même si le statut d’aîné du premier cité et son ancienneté en équipe de France lui ont plus ou moins octroyé de manière tacite le droit de prendre la parole le premier à chaque question posée par un collège de journalistes plutôt enthousiasmé par l’événement.
En tout cas plus que Raphaël « Brice Hortefeu » Varane, qui dira quelques minutes plus tard en se marrant que « déjà un Hernandez c’était pas facile, alors deux » (avant d’ajouter : « il y a une très bonne ambiance, c’est exceptionnel d’avoir deux frangins comme ça au plus haut niveau »).
Lucas pêchait pendant la liste de DD
C’est vrai qu’on se marre bien, avec les frangins. Prenez Lucas, par exemple. Vous pensez que le défenseur du Bayern Munich a vu les choses en grand pour la liste de DD la plus importante de l’histoire de sa famille ? Vous vous mettez le doigt dans l’œil. Le bonhomme a suivi ça pépouze sur son téléphone, car il avait beaucoup, beaucoup mieux à faire. « Ce jour-là j’étais à la pêche. Quand j’ai vu qu’il était dans les milieux je me suis dit 'le voilà'. Ensuite je l’ai appelé et lui ai dit de faire attention à ne pas se blesser jusqu’à lundi [jour du rassemblement des Bleus]. Dans la famille, tout le monde était très fier et ému de nous voir ensemble. Ce n’est pas la première fois de l’histoire des Bleus que ça arrive, mais c’est quand même un moment exceptionnel. »
Qu’en dit Théo, dans tout ça ? « C’est un honneur d’être en équipe de France avec mon frère ». Encore un peu timide, le cadet se contente de rester dans le sillage de l’aîné, dont il reprend la plupart des réponses, mais qu’il ne se garde pas non plus de chambrer gentiment, notamment quand on lui demande s’il est aussi mauvais perdant que Lucas. « Quand je perds, je ne suis pas bien et je pense que pour tous les joueurs c’est comme ça. Mon frère c’est un peu trop, par contre (rires). »
Entraide en toutes circonstances
Joie de vivre et joie ambiante que la rivalité d’un poste – celui de latéral gauche, à moins que Deschamps fasse descendre Lucas en défense centrale pour utiliser Théo en latéral offensif – n’altérera pas, comme le promettent les deux frangins. « Quand les matchs commenceront, et qu’importe que ce soit moi, mon frère ou les deux sur le terrain, on sera soudés et on se donnera des conseils, promet Lucas. On va ramer dans la même direction. » « On va s’aider, confirme Théo. Je sais que Lucas sera là pour m’aider à tout moment. »
Déjà que Lucas a loupé le bizutage du Milanais au dernier rassemblement (« j’ai vu sa chanson, elle était pas terrible »), il ne faudrait pas qu’il manque en plus à son devoir de grand frère au sein des Bleus. Même si au fond, il n’y a pas trop de quoi s’inquiéter : Théo serait aussi sociable que Lucas. Varane n’est pas au bout de ses peines.


















