Paris-Roubaix: Sonny Colbrelli était trop fort ! Le champion d'Europe s'impose au sprint... Revivez cette course de folie

CYCLISME Deux ans et demi après, l’Enfer du nord revient enfin

N.S.
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Sonny Colbrelli, vainqueur au sprint d'un Paris-Roubaix mémorable.
Sonny Colbrelli, vainqueur au sprint d'un Paris-Roubaix mémorable. — François Lo Presti / AFP

LE PODIUM

1. Sonny Colbrelli (Italie, Bahrain)

2. Florian Vermeersch (Belgique, Lotto-Soudal)

3. Mathieu van der Poel (Pays-Bas, Alpecin-Fenix)

On vout remet le sprint et on s'échappe. Merci de nous avoir suivis, C'ETAIT UNE JOURNEE INCROYABLE !!!

 

Après avoir hurlé son bonheur, Sonny Colbrelli, néophyte de 31 ans, s’exprime sur France 3 : « C’est mon premier Paris-Roubaix et je gagne ! C’est un Roubaix de légende aujourd’hui ! J’ai suivi van der Poel dans le final, j’ai fait un super sprint et je suis très heureux. »

LE VISAGE DE CHRISTOPHE LAPORTE ! Interrogé sur France 3, le premier Français du jour (sixième au final) a le visage couvert de boue. Oui, Paris-Roubaix est de retour après deux ans et demi d'absence et ça fait du bien. 

COLBRELLI REMPORTE PARIS-ROUBAIX AU SPRINT ! Vermeersch est deuxième, van der Poel troisième. 

1 km: L'ENTREE DANS LE VELODROME !!! Un Belge comme Philippe Gilbert en 2019 ? Un Italien ? Un Néerlandais ? Faites vos jeux ! Oh les poils !!!

2 km: Allez, on se prépare au sprint. Avantage Colbrelli donc.

3 km: Oh oh Vermeersch qui tente crânement le coup, sans trop de convictions quand même. Mais Colbrelli est très, très fort.

4 km: van der Poel et Colbrelli étaient cités parmi les favoris ce matin. En revanche, Vermeersh, auteur d'une course épatante depuis le départ, est une surprise totale. Jusqu'au bout ?

5 km: L'ultrapolyvalent Sonny Colbrelli, très à l'aise aujourd'hui, a une bonne gueule de vainqueur. Bon, si j'étais bon pronostiqueur, je serais en train de siroter un mojito au Cap-d'Agde plutôt que d'écrire ces quelques lignes.

8 km: Moscon est à 33 secondes, le groupe van Aert à plus d'une minute...

10 km: Le vainqueur se trouve parmi les trois hommes qui disputent leur premier Paris-Roubaix. Je pique la stat de France Télé, qui nous indique que le dernier néophyte à avoir remporté la Reine des Classiques est le Français Jean Forestier, en 1955.

 

12 km : Même leurs mamans ne les reconnaîtraient pas.

 

13 km : Le tout jeune Belge de la Lotto-Soudal Florian Vermeersch (22 ans), invité surprise de ce final, roule sur les pavés pendant que Colbrelli et van der Poel foncent sur le bas-côté. QUEL SPORT DE FOU...

15 km: Moscon est planté sur les pavés ! Le trio part tout seul mais Colbrelli semble le plus impressionnant.

16 km: LA JONCTION !!!  Van der Poel, suivi par Colbrelli et Vermeersch rejoint Moscon.

16 km: ACCELERATION DE VAN DER POEL ! Le Néerlandais part seul à la poursuite de Moscon, qui pourrait le voir s'il avait un rétro sur son vélo (quoique non, avec la boue...).

17 km: Mais quel final mes aïeux !!! Moscon a beaucoup perdu dans le secteur de Camphin-en-Pévèle. Et il reste encore le Carrefour de l'Arbre !!! Ceci dit, dès qu'il y a de l'asphalte, l'Italien reprend quelques secondes. 

18 km: CHUTE DE BOIVIN DANS LE GROUPE VAN DER POEL. La moto caméra se vautre aussi et un gros bouchon se forme. Encore un obstacle de plus pour van Aert sur la route d'un rêve qui s'échappe.

19 km: Je ne m'appelle pas Cyrille Guimard mais je peux dire que Wout van Aert ne gagnera pas encore Paris-Roubaix cette année. Le grand battu des Mondiaux de Louvain  compte 1'14" de retard sur Moscon.

20 km: Et Moscon qui a doublé son avance en trois bornes. Bon, ça fait moins de 20 secondes mais le bonhomme ne va pas se rendre sans combattre, avant les deux gros derniers secteurs pavés qui attendent les coureurs.

Si vous ne nous suivez que depuis peu, vous ignorez peut-être que François Launay était notre envoyé spécial sur la course, en particulier sur la Trouée d'Arenberg. Voici ce qu'il en a retenu.

 

23 km : Moins de 10 secondes d'avance... Vu le caractère du bonhomme, ça risque de ronfler chez Ineos ce soir, après ce dépannage complètement foiré.

24 km: L'Italien de Trente ne compte plus que 12 secondes d'avance sur le groupe van der Poel - Colbrelli. Cela sent le sconse pour le coureur d'Ineos...

26 km: LA CHUTE POUR MOSCON sur son nouveau vélo !!! En ligne droite ! Mais la route est tellement boueuse. Peut-être le tournant de ce Paris-Roubaix.

28 km: Moscon a perdu plus de 20 secondes avec cette crevaison et ce changement de vélo. Van der Poel, Colbrelli et leurs trois potes ne sont plus qu'à 45 secondes !

29 km: Voilà, il change de vélo. Le gars n'a pas l'air du tout affolé et pourtant il va laisser des plumes dans l'affaire. De quoi remettre en question une victoire qui lui semblait promise ?

30 km : MOSCON A CREVE !!! Mais il roule comme si de rien n'était et personne ne bouge chez Ineos-Grenadiers.

31 km: L'Italien d'Ineos compte 1'18'' d'avance sur le groupe van der Poel et 1'55'' sur le groupe van Aert. Quel numéro !!!

33 km: Et Moscon qui continue à narguer le reste du monde, seul en tête. 

34 km : Inutile de laver les fringues des coureurs ce soir. Faudra les jeter vu leur état.

41km: Une pensée pour tous les collègues qui sont en train de chercher toutes les casseroles que traîne Gianni Moscon, candidat de plus en plus déclaré à la victoire finale. 

Voilà voilà.

 

44 km: Moscon creuse l'écart peu à peu. En tout cas, ce Paris-Roubaix tient toutes ses promesses après deux ans et demi d'attente.

48 km : L'Italien compte 35 secondes d'avance sur ses deux anciens collègues belges de l'échappée et 1 minute et 10 secondes sur le groupe van der Poel au moment d'entrer sur le terrible secteur de Mons-en-Pévèle. C'est encore bien boueux, mais moins marécageux que ce matin.

Quand je vous disais que c'était un gars pas très populaire...

 

53 km: Gianni Moscon part tout seul !!! Bon, on n'est pas encore au vélodrome de Roubaix, hein...

54 km: Ce n'est pas pour faire du mauvais esprit, mais ce n'est sans doute pas aujourd'hui que Frédéric Guesdon, vainqueur en 1997, aura un successeur français au palmarès.

57 km: Je ne voudrais pas dire de bêtises mais on aperçoit du ciel bleu...

62 km: Depuis tout à l'heure, je parle (enfin j'écris) comme si le groupe de tête était condamné à se faire ravaler par van der Poel et ses potes. Mais Gianni Moscon ne l'entend pas ainsi. Avec les Belges Vermeersh et Van Asbroek, l'Italien a faussé compagnie à leurs cinq collègues d'échappée, qui ne vont pas tarder à se faire croquer par le favori néerlandais.

65 km: Le petit-fils de Poupou a mis 40 secondes dans la vue de son meilleur ennemi depuis l'époque où ils se tiraient la bourre en cyclo-cross. 

68 km: VAN DER POEL VOLE AUJOURD'HUI. Van Aert est lâché, Stybar ne peut pas suivre. Le Néerlandais revient sur le groupe Colbrelli. Il restera encore six hommes à l'avant, à environ une minute. 

69 km: van der Poel qui en remet un coup avec son matos tout neuf, accompagné d'Yves Lampaert, l'un des 18 Deceuninck - Quick Step susceptibles de gagner aujourd'hui. En revanche, van Aert n'est pas souverain.

On a déjà passé la trouée d'Arenberg mais ce n'est pas une raison pour ne pas écouter ce podcast maison, en attendant que la course livre son verdict.

 

72 km : Pas de souci pour van der Poel, qui recolle vite au groupe van Aert grâce au soutien de ses coéquipiers d’Alpecin-Fenix. L’occasion de dire combien leur pub pour les shampooings anti-chute (la raison d’être d’Alpecin) est insupportable. Et ce n’est pas seulement parce que je suis chauve que je me permets cette digression.

74 km : Mathieu van der Poel change de vélo. Nécessaire mais pas idéal car il va falloir en mettre un sérieux coup pour recoller.

76 km: Les pavés commencent à sécher. Il va falloir se mêler de l'Italien Gianni Moscon. Le coureur d'Ineos n'est pas le personnage le plus recommandable du peloton, mais il peut être redoutable.

81 km: Parmi les plus ou moins favoris portés disparus à l'avant, on trouve le Danois Kasper Asgreen et bien entendu, depuis un bon moment, le Français Florian Sénéchal.

84 km: L'increvable Colbrelli se fait la malle avec le Français Jérémy Lecroq. Une bonne gueule d'outsider, l'Italien. Pendant ce temps, à l'avant, les deux de tête sont repris par le groupe de poursuivants de Van Avermaet.

 

Comme si vous y étiez, tout en restant propre. Merci François. Vraiment.

 

87 km: Van Aert et ses potes font la jonction avec le groupe Van der Poel. Tranquillou.

88 km : Avec cette baston entre favoris, on avait presque oublié qu'il y avait encore des hommes devant. Plus pour longtemps sans doute.

89 km: Van der Poel, flanqué de l'Américain Jorgenson, l'Italien Colbrelli et le Canadien Boivin tentent de semer le groupe Van Aert-Stybar.

91 km: Van der Poel durcit la course devant. S’il peut faire mal à son grand rival Van Aert, le petit-fils de « Poupou » ne va pas se gêner.

93 km: Van Aert a pris du retard à cause de la chute d'un collègue juste devant lui. Le favori de ce Paris-Roubaix a beaucoup à se faire pardonner, après le fiasco belge à domicile la semaine dernière lors des Mondiaux de Louvain. 

 

93 km : Même devant la télé, ça secoue. Je n'avais plus ressenti ça depuis mon passage dans l'attraction Ratatouille de Disneyland Paris.

95 km: Vermeesh et Eekhoff, toujours en tête, entrent sur les 2.300 mètres de la trouée d'Aremberg, bosselée et glissante comme il (ne) faut (pas).

95 km: Petit clin d'oeil en ce jour de disparition de Bernard Tapie, qui avait dynamité le cyclisme dans les années 80 avec Bernard Hinault et Greg LeMond.

 

97 km: Adrien Petit qui tombe, Florian Sénéchal qui crève juste avant l'entrée dans la Trouée d'Aremberg... C'est la FF Lose qui se frotte les mains.

98 km: Une pensée pour notre envoyé spécial François.
 

 

100 km: Un peu de lecture, au sec...

 

101 km: Il ne pleut plus mais ça ne change pas grand-chose en fait pour les coureurs, qui font du water-vélo depuis le départ de Compiègne.

102 km: Les favoris, qui ne comptent plus que 2 minutes 20 de retard sur le duo de tête, sont dans le peloton alors que l'on s'approche de la mythique Trouée d'Arenberg.

104 km: Le duo de tête est composé du Belge Vermeesch (Lotto-Soudal) et du Néerlandais Eekhoff (Team DSM) devant un groupe de poursuivants à 50 secondes et le peloton à 2 minutes 30. Philippe Gilbert, le dernier lauréat en date (en 2019), est en difficultés.

14h30: Salut les Minutas et Minutos ! On lance ce direct pour de bon avec un petit tweet pour vous mettre tout de suite dans l’ambiance. On a peut-être trouvé la célébration de Daniil Medvedev lors de sa prochaine victoire dans un Majeur.

 

903 jours après, Paris-Roubaix fait enfin son retour. A cause de la pandémie, la vénérable course n’a plus eu lieu depuis le 14 avril 2019 et la victoire du Belge Philippe Gilbert. Les amoureux des pavés ont fini d’attendre, mais les coureurs n’ont pas fini de souffrir.

Pluie et boue… La « Reine des classiques » n’avait pas connu pareilles conditions depuis 20 ans. De quoi remettre en cause les pronostics, qui donnent les Van Aert, Van der Poel et Stybar favoris ?

Et quid du régional de l’étape Florian Sénéchal, qui pourrait porter haut les couleurs françaises une semaine après le deuxième sacre mondial de Julian Alaphilippe ?

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