JO 2024 : La justice suspend le permis de construire d'une piscine d'entraînement à Aubervilliers

JEUX OLYMPIQUES Selon la cour administrative d’appel de Paris, il existe des « doutes sérieux sur la légalité » du permis de construire, déposé de façon irrégulière par Karine Franclet, la maire UDI d’Aubervilliers

A.L.G. avec AFP
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Illustration d'une piscine olympique.
Illustration d'une piscine olympique. — BEHROUZ MEHRI / AFP

La cour administrative d’appel de Paris a suspendu lundi le permis de construire d’une piscine à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) destinée à servir de bassin d’entraînement pour les Jeux olympiques de Paris-2024 et qui implique la destruction de jardins ouvriers.

« L’exécution de la présente ordonnance, qui suspend le permis de construire litigieux, implique nécessairement, comme le soutiennent à bon droit les requérants, qu’il soit immédiatement mis fin aux travaux déjà entrepris », est-il indiqué dans l’arrêt de la cour. Il existe des « doutes sérieux sur la légalité » de ce permis, déposé de façon irrégulière par Karine Franclet, la maire UDI d’Aubervilliers, et délivré sans respecter certaines règles en matière d’urbanisme, notamment la compensation des arbres abattus, précise la décision.

Une parcelle dans les Jardins ouvriers des Vertus à Aubervilliers - Le 9 juin 2021
Une parcelle dans les Jardins ouvriers des Vertus à Aubervilliers - Le 9 juin 2021 - Thomas Lemoine

300 manifestants ont défilé à Aubervilliers

Lors de l’audience mercredi dernier, le juge s’était montré perplexe sur ce projet d’un montant de 33 millions d’euros, dont environ un tiers doit être financé par la Solideo, la société chargée de livrer les ouvrages pour les JO-2024. Trois jardiniers et deux associations de défense de l’environnement sont à l’initiative de cette procédure d’urgence, alors que les parcelles concernées par les travaux ont déjà été détruites.

La décision de la cour intervient une quinzaine de jours après l’évacuation de militants écologistes qui occupaient les jardins depuis quatre mois. Samedi, environ 300 personnes ont défilé à Aubervilliers pour dénoncer ce projet contraire selon eux à l’urgence écologique. Ils visent surtout le solarium qui doit accompagner le centre aquatique et voir le jour en lieu et place des arbres et potagers.