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Le PSG parti pour mettre des dérouillées tous les week-ends ?

PSG-Clermont : « On s’est fait punir »… Paris parti pour mettre des dérouillées tous les week-ends ?

FOOTBALLMalgré une cohorte d’absents, les Parisiens se sont baladés (4-0) contre le promu auvergnat jusque-là invaincu
Julien Laloye

Julien Laloye

L'essentiel

  • Le PSG s’est largement imposé contre Clermont, obtenant une cinquième victoire en autant de matchs cette saison en L1.
  • Mbappé s’est réconcilié avec le public, avec un but et une belle activité.
  • Pochettino va aborder la Ligue des champions avec un groupe en pleine bourre, et sans presque aucun problème sous le tapis.

Au Parc des Princes,

Toc toc badabum. On attendra l’OL la semaine prochaine pour se faire une idée définitive, mais ça sent quand même la bonne vieille recette d’un polar de Bébel tous les samedis au Parc et en province. Le PSG qui se pointe avec son sourire de beau gosse, une ou deux blagues pour la peine, trois pains dans la tronche, et les vivats du public à la fin du film. Sans Neymar, sans Messi, sans la moitié de ses titulaires, Paris a balayé l’une des équipes les plus séduisantes du début de saison comme on passe un coup d’éponge sur la table après le repas.

« On a été trop naïfs pour espérer quelque chose »

« J’ai dit à mes joueurs qu’on ne venait pas en représentation, on était là pour prendre de points », assurait après coup Pascal Gastien, le coach auvergnat, Bon, c’est loupé bien comme il faut. 2-0 à la mi-temps après un doublé d’Herrera, l’homme qui marque tous les 36 du mois, 4-0 à la 60e, et une équipe parisienne qui fait des tours de périphérique pour passer le temps avant la Ligue des champions. « On était beaucoup trop passif ou naïf pour espérer quelque chose, on encaisse des buts sur des contres au Parc des Princes, on est loin du compte. On s’est un peu grisé et on s’est fait punir. On est capable de faire beaucoup mieux que ce qu’on a montré aujourd’hui », poursuivait Gastien, au moins un peu plus combatif que son président.

Ahmet Shaefer avait carrément remercié les Qataris pour avoir ramené Messi en L1, on espère qu’il a eu un beau cadeau en partant. Bref, n’accablons pas les Clermontois, qui découvrent tout ça les yeux écarquillés et qui jouent mieux au foot que la moitié de la L1, ce qui n’est une bonne nouvelle pour personne. Jean-Claude Billong : « On n’a pas été ridicules. Pour la plupart, on ne connaît pas la L1, on a appris de nos erreurs, on apprendra tout au long de la saison ».

Mbappé réconcilié avec le Parc

Le public parisien n’a lui rien appris qu’il ne savait déjà. Ce sera mieux que le Moulin Rouge un week-end sur deux, alors dans ces conditions, pourquoi faire la fine bouche sur cette histoire d’hymne de Phil Collins jeté aux oubliettes pour obéir à « la nouvelle stratégie musicale du club », comme on l’a lu chez nos confrères du Parisien ? Cela chagrine les anciens, certainement, mais on a vu deux belles banderoles hommages pour Belmondo et Jean-Pierre Adams qui rappellent que les supporters sont encore ceux qui cultivent le mieux la mémoire de leur club, par-delà les victoires, les défaites, ou les joueurs.

A ce sujet, le calumet de la paix est fin prêt pour Kylian Mbappé, timidement sifflé à l’échauffement, puis ovationné à sa sortie après une prestation à éclipses, couronnée d’un but et de deux-trois démarrages à s’intercaler entre Verstappen et Hamilton en qualifs.

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On ne se faisait pas trop de mouron pour le meilleur buteur de L1, mais cette réconciliation express peut avoir son importance dans la suite du scénario, sait-on jamais. Pochettino, l’homme qui ne dit jamais rien d’intéressant avec une constance remarquable, s’est d’ailleurs lâché comme jamais au sujet du Bondinois :

« « S’il y a eu des sifflets, je n’ai rien vu, rien entendu. La seule chose que j’ai vue, c’est une grande ovation à son égard quand il a tiré un corner, avec l’affection de tout le public. Kylian est un grand professionnel, un immense joueur et un bon garçon sur le plan humain. Il a de l’amour pour ce club, il l’a montré toutes ces années et il continue à le faire. Il essaie de s’améliorer chaque jour et d’aider l’équipe à atteindre ses objectifs. Il montre un grand respect pour ce club, au quotidien, et il faut savoir apprécier cela ». »

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Donnarumma ou Navas, on ne sait toujours pas

Ce point de crispation sur le point d’être dissipé – au moins dans l’immédiat –, ne reste plus que cette concurrence non clarifiée​ entre Navas et Donnarumma pour empêcher l’Argentin de se la couler douce avec cigare cubain et Pina Colada. L’Italien a été titularisé pour la première fois sans qu’on puisse en dire quoi que ce soit. Ah si, une bourde phénoménale évitée de peu à 4-0, et les applaudissements d’un virage Auteuil déjà conquis. On sent que le bonhomme sait y faire pour emporter l’adhésion populaire, au contraire d’un Navas qui préfère le rôle du besogneux vainqueur au mérite. Mais allez savoir ce qu’en pense Pochettino.

« Je suis content de son rendement pour ses débuts. Pour la suite, comme je le dis toujours, nous prendrons les décisions au fur et à mesure des compétitions ». La seule qui compte arrive la semaine prochaine. Messi et Neymar, rentrés samedi de leur Erasmus en sélection, en seront, comme Di Maria et Paredes. Toute l’Europe sera devant sa télé, prête à se moquer du moindre faux pas. Nous est d’avis que ce sera pas pour tout de suite.