Fifa : Wenger veut révolutionner le foot et organiser une Coupe du monde ou un Euro chaque année

FOOTBALL Désormais dirigeant à la Fifa, l’ancien manager d’Arsenal veut chambouler le calendrier du football mondial

N.S.
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Arsène Wenger, l'ancien manager d'Arsenal, officie depuis novembre 2019 à la Fifa.
Arsène Wenger, l'ancien manager d'Arsenal, officie depuis novembre 2019 à la Fifa. — Michael Zemanek / Shutterstock / Sipa

Lorsqu’il était l’inamovible manager d’Arsenal, Arsène Wenger n’était pas un grand fan du foot de sélection. Doux euphémisme. Mais c’était avant que l’Alsacien, âgé aujourd’hui de 71 ans, devienne le directeur du développement du football mondial à la Fifa en novembre 2019. Aujourd’hui, Wenger fourmille d’idées et propose une refonte du calendrier avec une idée choc, formulée ce vendredi dans L’Equipe : organiser une Coupe du monde tous les deux ans, et des championnats continentaux également tous les deux ans.

Autrement dit, on alternerait chaque année entre un Euro (ainsi qu’une CAN, une Copa América, etc.) et un Mondial. Le technicien s’explique : « Je souhaite améliorer la fréquence de compétitions en étant guidé par la simplicité, la clarté du calendrier et la volonté de n’engager que des compétitions qui ont un véritable sens, et qui sont celles qui permettent d’améliorer le niveau du football. »

Promis, les clubs n’y permettraient pas au change. Fini les incessants allers-retours, parfois très lointains, des internationaux pour disputer des matchs éliminatoires : il n’y aurait plus que deux fenêtres de qualification par an, en octobre et mars, avec moins de rencontres qu’aujourd’hui. Il faudra quand même occuper les joueurs non-internationaux (la majorité des pros en fait) pendant ces deux mois sans championnat, mais c’est une autre histoire.

Une réponse à une demande de la société ?

L’idée d’organiser une Coupe du monde tous les deux ans est déjà évoquée depuis quelque temps par la Fifa, pilotée par Gianni Infantino. Mais juré, craché, ce n’est pas pour gagner encore plus d’argent en multipliant les compétitions. Si Wenger « comprend tout à fait » les traditionalistes attachés au rythme d’une grande épreuve tous les quatre ans, « il faut reconnaître que la société demande de plus en plus de matchs à forts enjeux et à forte émotion, et de plus en plus souvent ».

Alors que le calendrier international est figé jusqu’en 2024, la révolution ne commencerait d’après l’ancien emblème des Gunners qu’en 2028, deux ans après la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. L’UEFA est vent debout contre le projet, mais d’autres confédérations, comme la CAF (Afrique) y sont favorables, selon L’Equipe.