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l'Angleterre plaque le beau jeu

l'Angleterre plaque le beau jeu

Il y a quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre. Autrefois monstre imperturbable, le XV de la Rose est toujours musculeux mais beaucoup moins intelligent qu'à la grande époque. Son indiscipline lui a déjà coûté deux défaites, face au Pays de G...
Pierre Koetschet

Pierre Koetschet

Il y a quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre. Autrefois monstre imperturbable, le XV de la Rose est toujours musculeux mais beaucoup moins intelligent qu'à la grande époque. Son indiscipline lui a déjà coûté deux défaites, face au Pays de Galles puis contre l'Irlande. Taquin, l'impavide sélectionneur Martin Johnson s'en est tiré par une boutade « so british » : « On n'a presque pas concédé de pénalités à l'entraînement. »

Pas de quoi rassurer les fans, qui voient depuis la prise de fonction de Martin Johnson en juillet 2008 les joueurs de la Rose percuter à l'envi mais sans projet de jeu, et pis, sans maîtriser leurs nerfs. « L'équipe d'Angleterre est un peu victime du jeu pratiqué en clubs où l'on voit surtout des joueurs se rentrer dedans pendant 80 minutes, décrypte Christophe Lamaison. A la fin, ça ressemble un peu à du rugby à XIII, le plus fatigué perd. »

Thierry Dusautoir se veut plus diplomatique : « On est conscient de leurs forces. C'est une équipe très sérieuse. On ne peut jamais se voir gagner la rencontre face aux Anglais, c'est impossible. » Bref, attention au réveil de la bête blessée. Il faut s'attendre à un dur combat sans beaucoup de fioritures. « Les Anglais s'épanouissent dans un travail répétitif, ils aiment se raccrocher à des choses qu'ils connaissent, explique Christophe Lamaison. Si on leur dit d'aller défoncer un mur, ils le font. Le Français va demander pourquoi. » Les joueurs du XV de la Rose n'ont de toute façon plus vraiment de questions à se poser : seule une victoire face à la France leur permettrait de sauver leur Tournoi. Aux Français d'encaisser le choc. ■