Affaire Blatter-Platini : L’ancien président de la FIFA dit ne pas craindre un procès

MEME PAS PEUR La justice s’intéresse à un paiement en 2011 par la FIFA de 2 millions de francs suisses à Michel Platini, sans justification écrite, sur ordre de Sepp Blatter

20 Minutes avec AFP
— 
L'ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, à son arrivée devant les bureaux du procureur fédéral, à Zurich le 9 août 2021.
L'ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, à son arrivée devant les bureaux du procureur fédéral, à Zurich le 9 août 2021. — Walter Bieri/AP/SIPA

Dans l’affaire du paiement suspect qui menace également Michel Platini, Sepp Blatter n’a pas peur mais il veut tout de même un peu de temps. Agé de 85 ans, l’ancien président de la FIFA « ne crain(t) pas un procès », toutefois il n’est « pas encore prêt » pour y assister physiquement, en raison de son état de santé, explique-t-il dans un entretien au Matin.

« Je ne crains pas un procès. Car les juristes, pas seulement le mien, mais aussi celui de Michel Platini et d’autres juristes zurichois, comme ceux avec qui j’ai encore eu une réunion ce jeudi à midi, trouvent aussi ça incroyable », explique l’ancien patron de la FIFA au journal suisse dans son édition dominicale. Mais « Physiquement, je ne suis pas encore prêt. Je ne pourrais pas tenir un procès actuellement », ajoute Sepp Blatter.

Une audition déjà retardée pour des problèmes de santé

Ce dossier, qui a brisé la carrière des deux hommes les plus puissants du football mondial, porte sur le paiement par la FIFA de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) à Michel Platini début 2011, sans justification écrite, sur ordre de Blatter. Ce dernier a été auditionné début août à Zurich par un procureur suisse. Son audition était retardée depuis plusieurs mois par son état de santé.

Sepp Blatter est poursuivi pour « soupçons d’escroquerie, d’abus de confiance et de gestion déloyale », tandis que la procédure pénale contre Michel Platini est menée pour « soupçons d’escroquerie, de participation à abus de confiance, de participation à une gestion déloyale et de faux dans les titres ». Platini avait été entendu une dernière fois mi-mars. Il attend désormais la décision du parquet, qui pourrait soit prononcer un non-lieu soit ouvrir la voie à un procès devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone.

Blatter et Platini martèlent sans relâche qu’il s’agit d’un reliquat de paiement pour un travail de conseiller effectué par le Français entre 1999 et 2002. La FIFA, dirigée depuis 2016 par Gianni Infantino, déplore de son côté l’absence de contrat écrit mentionnant à l’époque une telle rémunération, et réclame à Platini de rembourser les 2 millions de francs suisses.