OM – Bordeaux : « On aurait aimé leur donner une victoire et les voir partir heureux », soirée contrastée pour le retour des supporters Marseillais

FOOTBALL Les Marseillais n’ont pas pu faire mieux qu’un match nul dimanche soir contre Bordeaux (2-2) dans une ambiance électrique avec le retour des supporters au Vélodrome

Adrien Max
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Le retour des supporters au Vélodrome.
Le retour des supporters au Vélodrome. — Sylvain THOMAS / AFP
  • L’Olympique de Marseille a fait match nul 2-2 dimanche soir contre Bordeaux pour la deuxième journée de Ligue 1.
  • Les supporters Marseillais retrouvaient leur équipe après 527 jours d’absence de stade dû à la pandémie de Covid-19.
  • Mais les Marseillais, après un début de match canon dans une ambiance de folie, ont perdu pied en même temps que le stade s’éteignait.

Le pastis n’avait pas le même goût à l’entrée qu’à la sortie du stade Vélodrome, dimanche soir à Marseille. Un goût de retrouvailles et de fête avant le coup d’envoi pour les 50.000 supporters présents, après avoir patienté 527 jours et enfin retrouver le plaisir d’encourager l'Olympique de Marseille. Avant un goût de déception et de frustration face au match nul de leur équipe face à Bordeaux (2-2) pour la deuxième journée de Ligue 1. 

« Bien sur qu’on aurait aimé leur donner une victoire, et les voir partir du stade heureux. Mais on n’a pas pu », a regretté Jorge Sampaoli, pour qui c’était la première avec du public au Vel. La faute à un retour des vestiaires catastrophiques après une première mi-temps bien maîtrisé et un nouveau but d’Under (34e), le deuxième en deux matchs, et un nouveau numéro de Dimitri Payet (41e). Dans une ambiance qui s’est chargée en électricité au fur et à mesure de la journée, après un après-midi sur le parvis Jean-Bouin, suivi du premier « Aux armes » dès l’échauffement, et de s’embraser sur l’ouverture du score. 

« Mentalement on a été touché par cette égalisation »

Tout était trop beau. « On pensait avoir la maîtrise du ballon mais l’adversaire a bénéficié d’une situation un peu chanceuse sur la réduction du score, et ensuite il y avait beaucoup trop de confusions », selon l’entraîneur argentin. Mandanda, plus passif que la situation n’était chanceuse, laissait passer une frappe du jeune Pembélé (51e). Avant de se faire prendre sur une combinaison sur corner made in OM d’il y a deux saisons, avec un centre tendu en retrait pour la frappe d’Oudin.

Une égalisation qui a finalement autant plombé les joueurs, « je pense que mentalement, l’équipe a été touchée par cette égalisation », confiait Rongier au micro d’Amazon Prime, que les supporteurs. « Sincèrement on a tout donné jusqu’à la 70e, après on n’en pouvait plus. Je n’avais plus de voix, et au bout d’un moment je n’arrivais même plus à respirer », analysait Yann, abonné aux Commando Ultra, et forcément un peu déçu de la tournure du match, comme de sa prestation.

« Le groupe n’est pas encore totalement fini »

Mais Sampaoli, comme Yann, savent que ce n’est que le début de saison après un an et demi sans stade pour le second, et toujours sans Milik pour le premier. « On a un groupe jeune et il nous manque encore des joueurs. Le groupe n’est pas encore totalement fini et il nous faut du temps pour trouver nos marques, et les clés. On ne peut pas se comparer à une équipe déjà formée. On a un petit peu perdu notre idée de jeu sur la fin, on a payé cash nos erreurs et on doit apprendre de ça », a jugé Jorge Sampaoli. En premier lieu Léo Balerdi, coupable d’un carton rouge direct (89e) pour un tacle non maîtrisé, et dangereux, après avoir déjà été averti !

Un match finalement à l’opposé de ceux dont nous avait habitués l’OM de l’Argentin, avec des débuts de matchs poussifs avant des derniers quarts d’heure de folie. Mais quand on chante trop fort en première mi-temps, on risque de vite perdre sa voix en deuxième.