JO 2021 : Menacée d'un retour forcée en Biélorussie, Tsimanouskaya est « en sécurité » au Japon selon le CIO

JEUX OLYMPIQUES Plusieurs pays européens ont offert l’asile politique à la jeune sprinteuse biélorusse

A.L.G. avec AFP
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JO de Tokyo: Menacée, une athlète biélorusse demande l'asile politique — 20 Minutes

L’athlète bélarusse Krystsina Tsimanouskaya est « en sécurité » au Japon, a assuré lundi le Comité international olympique (CIO), alors que la sprinteuse de 24 ans s’était dit menacée d'un retour forcé dans son pays pour avoir critiqué sa fédération nationale. « Le CIO et Tokyo-2020 ont parlé hier (dimanche) soir directement avec l’athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya », a déclaré lundi le directeur de la communication du CIO Mark Adams.

« Elle nous a assuré qu’elle se sentait en sécurité. Elle a passé la nuit dans un hôtel de l’aéroport » de Tokyo-Haneda et le CIO devait de nouveau s’entretenir avec elle lundi afin de connaître ses intentions et la « soutenir », a ajouté Mark Adams. Plusieurs pays européens ont proposé l’asile à la sprinteuse. « Les autorités japonaises viennent de nous confirmer que l’athlète Krystsina Tsimanouskaya avait reçu notre offre d’asile », a ainsi déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Jakub Kulhanek sur Twitter.

Loukachenko et la répression des opposants

« Si elle décide de l’accepter, nous ferons au mieux pour l’aider. Les Jeux olympiques n’ont rien à voir avec la politique, les méthodes du régime [du président biélorusse Alexandre] Loukachenko sont absolument honteuses », a-t-il ajouté. Les autorités polonaises ont également proposé un visa humanitaire à Tsimanouskaya pour qu’elle puisse poursuivre sa carrière dans leur pays et le Premier ministre slovène Janez Jansa a aussi proposé d’accueillir l’athlète biélorusse.

De son côté, le gouvernement japonais « va continuer à coopérer étroitement avec les organisations concernées et prendre les mesures appropriées », en traitant ce cas « conformément à la loi », a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement nippon Katsunobu Kato, sans détailler davantage. Cet incident intervient alors que le régime du président biélorusse Alexandre Loukachenko poursuit sans relâche une répression visant opposants, journalistes et militants, avec l’espoir de mater définitivement le mouvement de contestation historique de 2020 contre sa réélection à un cinquième mandat.