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Un jour avant les pros, Walter Le Goas s’en va défier la Grande Boucle

Tour de France 2021 : Un jour avant les pros, Walter Le Goas s’en va défier la Grande Boucle

DEFILe jeune coureur de 23 ans s’est élancé de Brest ce vendredi pour trois semaines de course sur le tracé officiel du Tour de France
Jérôme Gicquel

Jérôme Gicquel

L'essentiel

  • Cycliste amateur, Walter Le Goas s’est élancé de Brest ce vendredi pour un Tour de France un jour avant les pros.
  • Pendant trois semaines, il va avaler plus de 3.400 kilomètres et traverser 757 communes.
  • Il redoute particulièrement l’enchaînement du Tourmalet et de la montée vers Luz Ardiden dans les Pyrénées ainsi que la double montée du Ventoux.

De notre envoyé spécial à Brest,

Il va servir un peu de poisson-pilote et ouvrira la route aux coureurs. Un jour avant le Grand Départ, Walter Le Goas s’est élancé ce vendredi matin de Brest pour son Tour de France à lui. Son défi s’annonce immense puisque le jeune homme de 23 ans empruntera le même parcours que les pros, mais un jour avant eux. Pendant trois semaines, il va donc s’enquiller les 21 étapes longues de 3.414,4 kilomètres et les 50.000 mètres de dénivelé positif au menu de cette 108e édition, sans personne pour l’acclamer au bord des routes ou pour lui refiler un bidon. « Mais mon père ne sera jamais trop loin en cas de pépin », assure l’étudiant en polytechnique.

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S’il n’a pas le niveau des Roglic, Froome et autre Alaphilippe, Walter Le Goas n’est pas une pipe non plus. Il évolue en club au niveau départemental chez les amateurs et reconnaît lui-même que ses données de puissance sont plutôt bonnes. « Mais c’est sûrement trop tard pour passer pro », assure-t-il, sans trop d’amertume.

Il lui fallait « une raison pour se faire mal »

A défaut de les côtoyer dans le peloton, le natif de Pau, qui a aussi des origines bretonnes, partira donc comme les coureurs à l’assaut de la Grande Boucle. Une course qui le fait rêver depuis qu’il est enfant et qu’il s’est décidé à affronter lors du deuxième confinement cet automne. « A cette époque, j’étais fatigué par l’absence de compétition et j’avais la mauvaise impression que ça allait être pareil en 2021 », raconte-t-il.

Ses sorties à vélo dans la vallée de Chevreuse ne le rassasiant pas, il lui fallait donc un challenge, « une raison pour se faire mal ». La décision actée, Walter a alors avalé du bitume pour se préparer à raison de 400 kilomètres par semaine avec aussi quelques stages en montagne. « Cela a été un entraînement court mais intensif », indique le jeune homme.

Il redoute la double montée du Ventoux

Avant de partir, il a intégré tous les tracés des étapes dans son GPS qui le guidera le long du parcours qui traversera 757 communes en France et en Principauté d’Andorre. S’il savoure déjà de partir de la maison à Pau le 14 juillet, il redoute l’enchaînement du Tourmalet et de la montée vers Luz Ardiden prévu en fin d’étape.


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Sans compter le redoutable Mont Ventoux qui sera au programme une semaine plus tôt. « Surtout qu’on va le monter deux fois cette année, ça va être terrible ! » sourit-il. Si tout se passe bien dans son périple, il franchira la ligne d’arrivée le 17 juillet sur la mythique avenue des Champs-Elysées. Il pourra alors souffler même s’il compte bien « profiter des paysages » tout au long du tracé.