Equipe de France : « C’est un peu comme en 2018 », pas d'inquiétude sur l'état physique des Bleus, dit Griezmann

FOOTBALL Antoine Griezmann s'attend à voir les Bleus monter en puissance sur le plan physique

William Pereira

— 

Antoine Griezmann a eu chaud comme tout le monde, samedi à Budapest
Antoine Griezmann a eu chaud comme tout le monde, samedi à Budapest — Tibor Illyes/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Budapest,

On espère pour Antoine Griezmann que sa pouliche Natsukashi, au départ du prix de Diane ce dimanche, aura de meilleures cannes que l’équipe de France samedi après-midi. De passage en conférence de presse, l’attaquant français avait pourtant l’air plus stressé pour elle que pour l’état physique des Bleus au lendemain du nul contre la Hongrie. « Je pense que c’est un peu comme 2018 ou physiquement on était moyen en phase de poules et, on a atteint le maximum en finale. Sur le premier match, on avait aussi un peu les jambes lourdes à cause de la préparation, mais tout ça fait partie d’une grosse compétition. Il faut bien récupérer du match contre la Hongrie, qui laisse des traces. A nous de bien dormir et de répondre présent contre le Portugal. »

Pour ça, Grizou compte sur l’aide du staff médical, des « meilleurs kinés de France » (il faudra au moins ça pour sauver Ousmane Dembélé, qui passera des examens dimanche soir) et du sursaut d’orgueil censé provoquer un résultat aussi décevant que ce nul contre l’équipe supposée plus faible du groupe de la mort. « Le moral n’est pas touché, mais on est déçus et même un peu énervés. »

« Celui qui perdra va se faire chambrer »

Il sera primordial d’utiliser cette énergie à bon escient dans la « finale » du groupe du groupe F, qui sera en prime un match forcément spécial pour Antoine Griezmann, dont la mère est d’origine portugaise. On commence à connaître l’histoire par cœur vu que les Portugal-France se multiplient comme les pains de Jésus, mais c’est toujours marrant d’entendre Grizou en parler.

« C’est un match particulier parce que je sais que dans ma famille, certains auront le maillot du Portugal et d’autres celui de la France. Celui qui perdra va se faire chambrer. Contre le Portugal c’est un peu spécial, en plus ma mère sera présente. C’est toujours un moment particulier pour elle. »

Près des yeux, près du cœur

Notons que si l’attaquant du FC Barcelone aura là l’occasion de voir sa famille d’un peu moins loin que ces quatre dernières semaines, la bulle stricte reste en vigueur pour les Bleus et le contact ne sera que visuel. « Ça fait quand même du bien de voir de loin nos familles même si on peut toucher personne. C’est un peu dur pour les joueurs, mais aussi pour le staff. C’est comme ça, il faut l’accepter, et quelque part ça nous donne encore un petit truc en plus pour aller chercher cet Euro pour tout le monde. »

C’est beau de voir aussi loin, mais contentons-nous pour le moment de nous focaliser sur le Portugal​ et la qualification en huitièmes de finale. Un match auquel Griezmann, auteur de son premier but à l’Euro samedi, aimerait participer, bien que Didier Deschamps ait laissé entendre qu’il pourrait opérer deux ou trois changements à l’occasion. « Je préfère enchaîner les matchs mais c’est le coach qui choisit. Peu importe qui sera dans le onze, je suis sûr qu’ils feront tout pour nous faire gagner. »