Equipe de France : « L’Allemagne n’est pas en dessous », prévient le germanophile Benjamin Pavard

FOOTBALL Le joueur du Bayern Munich se méfie de ses potes de club

W.P.

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Benjamin Pavard
Benjamin Pavard — Dave Winter/BPI/Shutterstock/SIPA

Suite et fin de l’opération désamorçage du côté de Clairefontaine, où Benjamin Pavard et Wissam Ben Yedder sont passés devant les journalistes après la sieste de début d’aprèm pour récupérer du travail physique abattu plus tôt ce matin. « L’atmosphère est bonne, tout le monde s’entend bien comme on peut le voir aux entraînements qui vous sont ouverts », fait remarquer le premier.

Quant au second, il n’hésite pas à user de notre poncif footballistique favori pour balayer les inquiétudes du moment. « On est solidaires, unis, on a un groupe qui vit bien et qui est concentré. » Naïfs que nous sommes, on décide de tout gober. Au placard, donc, les bisbilles entre Giroud et Mbappé. De toute façon, Paul Pogba avait déjà plié l’affaire la veille avec sa blague d'osthéopathe.

Pavard modeste

Non, là, l’important c’est qu’on est à J-4 du premier match des Bleus à l’Euro 2021, que Grizou et Benzema ont repris la course ce matin et que deux autres joueurs, dont Raphaël Varane, n’ont pas pris part à la session de l’après-midi. Rien de grave, nous dit-on. Là encore, on se donne encore un peu de temps avant de s’inquiéter pour de vrai, même si mardi arrive vite et quoi qu’on dise, en face c’est pas Gijon, c’est pas Valladolid, c’est la Mannschaft. Et contre l’Allemagne, il vaut mieux être à fond. Surtout dans ce groupe, rappelle un Ben Yedder jamais avare en formules toutes faites, dit « de la mort ». Benjamin Pavard :

« Les Allemands ne sont pas en dessous. Ils ont eu un coup de moins bien, mais ils redeviennent progressivement comme avant. Ils ont rappelé Hummels et Muller, qui sont des joueurs très importants, et ils ont des très bons jeunes joueurs pour les aider. »

Le latéral des Bleus et du Bayern place d’ailleurs son pays d’accueil dans les favoris de la compétition aux côtés du Portugal, de la Belgique et… de la France. Bah oui, faut assumer. Mais pas trop. Tout est dans le juste dosage, un peu comme une grosse demi-volée au second poteau. « Il ne faut pas se croire arrivés, conclut Pavard. On fait partie des favoris, oui, mais il y en a d’autres. » Le problème étant que les trois quarts sont dans notre groupe.