Equipe de France : « Je parle sur le terrain et en dehors »… Benzema évoque son intégration au groupe Bleu

FOOTBALL Karim Benzema a tenu sa première conférence de presse depuis le « Benzeback »

W.P.
— 
Karim Benzema a profité de l'occasion pour souhaiter une bonne fête à sa maman
Karim Benzema a profité de l'occasion pour souhaiter une bonne fête à sa maman — Francois Mori/AP/SIPA

Un pouce levé en guise d’entrée en scène dans l’auditorium, dans la droite lignée de ses premiers pas discrets depuis qu’il est de retour en équipe de France. Karim Benzema n’est « pas stressé » mais il réapprend à vivre avec ces Bleus qui l’avaient laissé en chemin il y a six ans et qui, d’ailleurs, ne sont pour beaucoup plus les mêmes. « Ce qui a changé dans le groupe ? Ce n’est pas encore le temps de répondre à ça, parce que je viens d’arriver. Mais on sent que ce sont des gagnants, ça se passe super bien. »

Très en vue techniquement lors des entraînements, Benzeback semble dégager une forme de timidité quand le jeu s’arrête et se pose en observateur, comme s’il cherchait sa place dans ce nouveau groupe, même si lui réfute cette impression. « Je viens d’arriver, je parle beaucoup sur le terrain, mais je parle aussi en dehors. Je fais ce que je sais faire. »

« Pas ici pour répéter des discussions privées »

Et il prend plaisir à le faire à un tel niveau. Séduit par l’intensité des séances de Didier Deschamps et la qualité de ses nouveaux coéquipiers, « Benzeback » a hâte de disputer son premier match depuis l’ellipse, qu’il préfère ranger dans la case « passé » pour se concentrer sur le futur, même s’il reconnaît le caractère douloureux de cette époque.

« Quand on n’est pas en sélection on est déçu. Et le plus décevant c’est de n’avoir pas fait parti de l’équipe de la Coupe du monde, de l’Euro [2016]. Mais d’un autre côté je me suis remis en question et j’ai travaillé beaucoup plus. »

Le tout en s’enorgueillissant de n’avoir jamais abandonné. Son retour en Bleu ? « C’est le football qui parle ». DD et lui ont aussi parlé, mais le secret de l’entretien le plus important de l’histoire récente du sport français est pour l’heure trop bien gardé. « On a parlé de beaucoup de choses mais je suis pas ici pour répéter des discussions privées. » Question suivante.

Des compliments pour Grizou et Mbappé

Habile pour esquiver les multiples pièges tendus par les journalistes dimanche, Benzema se montre plus loquace quand il s’agit de football. L’attaquant a notamment pris le temps de rassurer qui craint que la collaboration Benzema-Mbappé-Griezmann puisse tourner à l’écrasage de pieds sur le front de l’équipe de France. « Je pense qu’on est des joueurs de très haut niveau on n’a pas besoin de réfléchir, c’est automatique. S’il y en a un qui est dans l’axe, l’autre va à gauche, si l’un décroche, l’autre va en profondeur. [Griezmann] est un joueur qui sait jouer en une, deux touches. Il sait jouer en mouvement, moi j’aime ce genre de joueurs parce qu’il sait tout faire. C’est facile de jouer avec Antoine Griezmann. »

Pour qu’il n’y ait pas de jaloux, Kyky a aussi droit à son petit sucre. « C’est un jeune joueur qui est un phénomène, analyse KB9, en refusant la comparaison avec CR7. J’ai pu m’entraîner avec lui, j’aime bien parce qu’on joue en une touche de balle, il met beaucoup de vitesse, de mouvement, il est très adroit devant la cage. C’est un très bon joueur. » Et de conclure, avant d’adresser un ultime clin d’œil à la caméra pour souhaiter une bonne fête à sa mère, dans des propos similaires à ceux de Coman et Tolisso un peu plus tôt : « vu l’effectif, on peut se permettre de dire qu’on est la meilleure équipe du monde. » Définitivement pas stressé, le Benz.