Italie : L’arrière-petit-fils de Mussolini signe un contrat pro avec la Lazio

FOOTBALL Romano Floriani Mussolini, 18 ans, a signé un contrat jusqu’en 2024

N.C. avec AFP

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L'aigle de la Lazio, mascotte du club romain (photo d'illustration).
L'aigle de la Lazio, mascotte du club romain (photo d'illustration). — Kieran McManus/BPI/REX/SIPA

Romano Floriani Mussolini, arrière-petit-fils du dictateur italien, a annoncé mardi avoir signé son premier contrat professionnel avec la Lazio, un club fréquemment aux prises avec des groupes de supporters « ultra » fascistes ou néo-nazis.

Sur Instagram, le défenseur de 18 ans a publié une photo le montrant en train de signer un contrat jusqu’en 2024 aux côtés de Mauro Bianchessi, responsable des jeunes de la formation romaine. « Je suis très content d’avoir signé mon premier contrat professionnel avec la SS Lazio, et de passer encore trois ans sous ce maillot », a-t-il écrit sur sa page, pour laquelle il n’est enregistré que sous le nom de son père, Mauro Floriani.

Certains Ultras du club régulièrement épinglés pour des actes racistes

Issu du centre de formation de la Lazio, Romano Floriani Mussolini est le fils d’Alessandra Mussolini, petite-fille du Duce, Benito Mussolini (1883-1945) qui créa en 1919 les premières milices fascistes avant de prendre le pouvoir à partir de 1924. Pour se rendre au stade Olympique de Rome où évoluent la Lazio, la Roma et l’équipe nationale, les supporters passent devant un obélisque massif proclamant encore « Mussolini Dux » (Mussolini le Duce).

Croix celtiques, cris de singe, saluts fascistes et même photos détournées d’Anne Frank, en octobre 2017 : les « Ultras » de la Lazio Rome, classés à l’extrême droite, sont régulièrement épinglés pour des actes racistes ou antisémites. Au sein des groupes ultras de la Lazio, qui occupent aujourd’hui la Curva Nord (virage Nord) du Stade Olympique de Rome, les plus connus sont les « Irriducibili », un mouvement créé en 1987.

Le club a récemment durci le ton. En janvier 2020, il avait demandé à 16 supporters qui avaient effectué des saluts fascistes lors du match de Ligue Europa contre Rennes de participer au paiement de l’amende infligée par l’UEFA.