Chantilly : Découverte d’un système organisé de dopage de chevaux de galop

COURSES HIPPIQUES Neuf personnes, parmi lesquelles des entraîneurs et des vétérinaires, ont été mises en examen

N.C. avec AFP

— 

Le Grand Prix de Chantilly d'équitation, en 2016 (photo d'illustration).
Le Grand Prix de Chantilly d'équitation, en 2016 (photo d'illustration). — Michel Euler/AP/SIPA

Neuf personnes ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée et dopage équin, suspectées d’avoir organisé un « système de dopage » dans les courses de galop, a annoncé jeudi le parquet de Senlis (Oise). L’ouverture de l’information judiciaire fait suite à la « mise à jour, à l’issue d’une enquête préliminaire diligentée depuis le mois d’octobre 2020, des agissements d’un entraîneur de chevaux de galop exerçant son activité professionnelle à Chantilly ».

Les investigations avaient été lancées après « un contrôle anti-dopage réalisé par France Galop le 31 août 2020 sur l’hippodrome de Saint Cloud » a précisé le parquet dans un communiqué. L’enquête, « diligentée par le service central des courses et jeux de la direction centrale de la police judiciaire, a permis la mise à jour d’un système organisé de dopage de chevaux de galop et l’identification d’au moins 31 courses dans lesquelles des chevaux dopés auraient été engagés ».

Des entraîneurs et des vétérinaires interdits d’exercer

« Au terme d’investigations longues et exhaustives, il a été procédé, le 9 mars 2021, à l’interpellation de 14 personnes, les perquisitions permettant la découverte de produits dopants, la saisie d’une somme de 8.800 euros en espèces et la saisie judiciaire de trois chevaux », poursuit le communiqué.

Les neuf personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire, tandis que « conformément aux réquisitions du ministère public, certaines se sont vues interdire l’exercice de la profession d’entraîneur de chevaux de course ou de vétérinaire dans le monde des courses hippiques ». « En outre, le principal mis en examen s’est vu notifier l’obligation de constituer un cautionnement de 100.000 euros notamment destiné à garantir le paiement des amendes et/ou de dommages et intérêts éventuels », conclut le parquet.