Michel Bastos se retrouve à portée de fusil de la Seleção
Il y a un Dogue, ce matin, qui a dû se sentir flatté en ouvrant son journal au-dessus de son café et de ses croissants. Dans les colonnes de L'Equipe, Dunga, le sélectionneur brésilien, révèle en effet qu'il surveille de près les performances du Lill...Antoine Maes
Il y a un Dogue, ce matin, qui a dû se sentir flatté en ouvrant son journal au-dessus de son café et de ses croissants. Dans les colonnes de L'Equipe, Dunga, le sélectionneur brésilien, révèle en effet qu'il surveille de près les performances du Lillois Michel Bastos. « Il est rapide et possède une frappe très puissante. Il faut maintenir une certaine régularité de performance pour être appelé. S'il confirme, alors oui, il aura sa chance », promet le capitaine des champions du monde 1994, qui affrontait l'Italie à Londres, hier soir, en match amical. Evidemment, le milieu de terrain du Losc, auteur de 9 buts et de 7 passes décisives cette saison, avait vaguement entendu parler de l'intérêt qu'il suscite dans son pays. Mais il ne compte pas s'en contenter. « Ça fait du bien quand ton sélectionneur parle de toi. Il me surveille, il voit que je réussis un bon championnat. C'est le genre de choses qui te donne encore plus envie de travailler », explique le natif de Pelotas dans un immense sourire.
Hasard du calendrier, l'intérêt brésilien s'éveille au moment où aucun Lillois n'a été sélectionné pour affronter l'Argentine ce soir avec l'équipe de France. Les Bleus, une éventualité qui a à un moment effleuré Michel Bastos. Arrivé en France en 2006, il pourrait être sélectionnable en équipe de France en 2011, puisqu'il aura passé cinq années dans l'Hexagone à cette date. Mais la phrase de Dunga risque fort de compromettre ce projet. « Pour jouer avec la sélection Auriverde, ce n'est pas évident, car il y a énormément de joueurs. Je peux retourner à mon poste d'arrière gauche s'il le faut, je m'en fous. Je peux même aller dans les buts », piaffe Bastos. Il n'en aura peut-être pas besoin. Au rythme qui est le sien cette saison, la concurrence à son poste (Marcelo du Real Madrid, Kléber de Santos et Juan de Flamengo) pourrait bien se voir dépasser. ■



















