Lucas, par ici la sortie

Avec agence

— 

La nageuse Laure Manaudou et son entraîneur Philippe Lucas se sont entretenus pendant environ une heure en fin de matinée mercredi à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales).
La nageuse Laure Manaudou et son entraîneur Philippe Lucas se sont entretenus pendant environ une heure en fin de matinée mercredi à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales). — Raymond Roig AFP

Le mot de trop. Après avoir passé ses nerfs dans les médias, Philippe Lucas est plus proche de la porte que de l’augmentation, la mairie de Canet-en-Roussillon ne voulant pas laisser passer une déclaration incendiaire de Lucas contre son manque de moyens.

La député-maire Arlette Franco (UMP), réputée proche de Lucas, a déclaré vendredi soir au conseil municipal que «même les chiens ne mordent pas la main qui les nourrit», selon une déclaration rapportée à un correspondant de l'AFP par un participant.

«Je ne parle plus. Désormais cela va se passer avec mes avocats.»

De son côté, Jean-Marie Portes, directeur de l'office de tourisme, dont Lucas est l'employé, a indiqué de façon lapidaire en marge du conseil que «le processus juridique est enclenché». Il s'est alors refusé à préciser s'il parlait d'un licenciement, et n'a pu être joint dimanche.

Philippe Lucas, interrogé dimanche à Bordeaux en marge du 33e grand prix des Girondins de Bordeaux où il accompagne une délégation de Canet 66 natation a déclaré: «Je ne parle plus. Désormais cela va se passer avec mes avocats.»

«Ils ont voulu la guerre, ils vont l'avoir»

Dans un entretien à «L'indépendant», l'ancien entraîneur de Laure Manaudou avait déclaré mercredi: «Ils ont voulu la guerre, ils vont l'avoir (...) Les nageurs, ils sont dans la merde». «Il y en a qui ne peuvent pas bouffer. Quand tu nages 18 bornes par jour et que tu bouffes des conserves, parce que tu n'as pas d'argent...»

«Je veux qu'ils me donnent ainsi qu'aux nageurs ce qu'ils nous doivent. A partir de là, il n'y a plus de problème, je prends mon sac et je m'en vais. Franchement, si le club veut repartir, il faut me virer tous ces bons à rien», s'emportait alors Philippe Lucas, arrivé en 2006 à Canet avec Laure Manaudou.

Il reproche au club, Canet-66, de ne pas avoir tenu parole en ce qui concerne les «horaires aménagés pour (les nageurs) qui sont à l'université, le suivi médical inexistant depuis cette année, le suivi scolaire. On leur a aussi promis une formation, ils n'en ont toujours pas vu la couleur. Des primes, des salaires et certains loyers pas payés. Plus ce qu'ils me doivent».