Angers-FC Nantes : Alléluia… Le FCN (avec Kombouaré) a enfin gagné un match en Ligue 1

FOOTBALL Les Canaris, qui restaient sur seize matchs sans succès, se sont imposés (1-3) ce dimanche à Angers. C’était la première de Kombouaré sur le banc nantais

David Phelippeau

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La joie des Nantais sur le troisième but de Bamba.
La joie des Nantais sur le troisième but de Bamba. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
  • Petit événement, le FC Nantes s’est imposé (1-3) à Angers ce dimanche après seize rencontres sans victoire.
  • Les Canaris ont fait un début de match tonitruant avec deux buts lors des six premières minutes.
  • Pour sa première sur le banc, Antoine Kombouaré a donc réussi son coup.

De notre envoyé spécial à Angers

Ils n’avaient plus hurlé un cri de victoire dans le vestiaire depuis le 8 novembre et un succès à Lorient (0-2). Une éternité. « Cela fait du bien, mais il ne faut pas que ça soit une victoire isolée… », a tout de suite tempéré le gardien de but Alban Lafont à l’issue du succès (1-3) des Canaris à Angers ce dimanche. L’histoire retiendra qu’ Antoine Kombouaré a remporté son premier match sur le banc du FCN. Comme il l’avait fait le 19 octobre 2019 en arrivant à Toulouse avant de perdre dix rencontres consécutivement, d’être limogé en janvier et de voir le Téfécé être relégué en L2 quelques semaines plus tard…

Loin de nous de vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure pour les supporteurs nantais évidemment. D’autant que ce que le FCN a montré en Anjou en termes « d’envie, de solidarité, d’abnégation », selon les termes de Lafont, n’a rien à voir avec les dernières sorties des Canaris.

Kombouaré très démonstratif devant son banc

Nantes a réalisé « un début de match exceptionnel », pour Antoine Kombouaré, menant 0-2 après six minutes de jeu. Ludovic Blas a décalé Moses Simon, plein de sang-froid pour l’ouverture du score (4e), puis a provoqué un penalty deux minutes plus tard. Un Blas finalement symbole de ce Nantes réaliste (3 tirs cadrés, 3 buts) offensivement et concentré défensivement avec un Castelletto, très vigilant. « Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui, on a gagné que j’ai eu raison, estime Kombouaré. Par contre, ça permet aux joueurs de retrouver de la sérénité, de la confiance. Je suis super content de leur prestation. Ils ont montré qu’ils n’avaient pas peur. La révolte n’est pas liée à ma présence, mais au fait qu’ils ont pris conscience qu’ils sont capables de faire ce qu’il faut pour gagner… »

Le Kanak est modeste, mais ses choix (laisser Pallois sur le banc et sortir Touré, responsable du penalty marqué par Angers, juste avant la pause), ses vociférations, ses encouragements et ses remontrances sur le bord de la pelouse ne sont peut-être pas étrangères au regain nantais. « Il nous transmet beaucoup d’énergie et on avait besoin de ça, confesse Alban Lafont, très bon dans les airs ce dimanche. C’est un coach qui communique beaucoup dans le vestiaire et sur le terrain pendant le match. » Une attitude qui tranche forcément avec la passivité des dernières de Raymond Domenech…

Il valait mieux gagner pour Nantes…

Néanmoins, le FCN est toujours « malade », dixit Kombouaré. Sa propension à reculer à 0-2, à subir très fortement en début de seconde période (Boufal a tapé la barre transversale à la 50e) et son incapacité à produire des séquences tranchantes sur le plan offensif l’attestent. Bamba, parfaitement servi par Blas encore lui, a tué le suspense à seulement quatre minutes du terme (86e). « Je ne sais pas si on peut parler de métamorphose, conclut Lafont. On a surtout montré que quand tout le monde est à 100 %, ça peut faire de belles choses. Il ne faut pas banaliser le succès, c’est une très belle victoire qui fait beaucoup de bien. J’espère que c’est un déclic qui va nous faire basculer du bon côté. »

En termes de classement, elle permet surtout à Nantes de ne pas voir les équipes du dessus comme Strasbourg et Saint-Etienne, victorieuses, et Lorient, auteur d’un bon nul à Monaco, prendre trop le large, et de garder Nîmes, victorieux (0-2) à Dijon, à la même distance (4 points d’avance avec un match en plus). « C’est un peu de répit, c’est tout… », modère Antoine Kombouaré, déjà tourné vers la réception de Marseille samedi.