Coupe de France : Pourquoi ce derby Girondins de Bordeaux-TFC risque de faire pschitt
FOOTBALL•Les deux clubs phares du Sud-Ouest se retrouvent ce mercredi pour une affiche qui n’était pas forcément prévue cette saison, avec la relégation de Toulouse en Ligue 2N. S. avec C. C.
L'essentiel
- Bordeaux et Toulouse se défient ce mercredi en 32es de finale de Coupe de France, au Matmut Atlantique.
- Entre contraintes sanitaires et choix sportifs, ce derby de la Garonne risque d’avoir une drôle d’allure.
Déjà il y a l’horaire, combiné au contexte sanitaire. Il est rare qu’un match des 32es de finale de Coupe de France programmé un jour de semaine à 14 h 45, dans un stade à huis clos, entre dans l’histoire du football. Sauf énorme surprise, le duel entre les Girondins de Bordeaux et le TFC, ce mercredi, ne devrait donc pas faire partie des souvenirs que l’on racontera plus tard à ses petits-enfants au coin du feu, façon Père Castor.
Et puis, il y a l’aspect sportif. Pour les deux formations, ce match n’est clairement pas la priorité du moment. Bordeaux, dixième de Ligue 1, reste sur trois défaites et ne pense qu’à la réception de Marseille, dimanche. Quant à Toulouse, le deuxième de Ligue 2 qui accueillera l’AC Ajaccio lundi prochain, tout le club n’a qu’une idée en tête : remonter immédiatement dans l’élite.
Et le derby dans tout ça ? « J’imagine que pour les supporteurs toulousains, jouer Bordeaux, c’est important, convient Patrice Garande, l’entraîneur des Violets. Après, ils savent bien quel est notre objectif. Sur ce match, je n’arrive pas bien à mesurer l’impact du derby. Pour moi, un derby signifie des tribunes pleines, un stade coloré, une ambiance. La seule chose que je peux assurer aux supporteurs, c’est que l’équipe qui va rentrer sur le terrain va jouer le match pour se qualifier. »
Pettersson, le Lopes suédois ?
Les fans du TFC les moins assidus risquent d’avoir du mal à reconnaître certaines têtes, ce mercredi au Matmut Atlantique. Le gardien suédois Isak Pettersson, que Garande compare au Lyonnais Anthony Lopes, fera ses grands débuts en France, alors que le défenseur belge Sebastian Dewaest, également arrivé en janvier, ne jouera que son deuxième match. Quant au jeune Tom Rapnouil (20 ans depuis mardi), il devrait disputer sa première rencontre officielle en pro comme piston gauche, à la place de l’indispensable mobylette colombienne Deiver Machado, suspendue.
Côté girondin aussi, outre la recrue de janvier Jean-Michaël Seri, on va exposer quelques gamins (Tom Lacoux, Dilane Bakwa, Amadou Traoré voire Sekou Mara) et ressortir certains éléments plus âgés de la naphtaline (Mexer, Jimmy Briand…).
« Il y a des joueurs que j’ai envie de voir à balles réelles parce qu’on ne les voit qu’aux entraînements ou lors des oppositions contre l’équipe de National 3, explique Jean-Louis Gasset, le technicien bordelais. Ils ont une chance qu’ils attendent depuis longtemps. Avec les plus jeunes, il faut faire comme si c’était un match amical. L’appétit vient en mangeant. » Seulement 14 h 45, c’est un peu tard pour déjeuner. Et bien trop tôt pour goûter.


















