Les Bleus attendent les Croates

HAND Les Français remportent leur demi-finale face aux Danois...

Pierre Koetschet à Split

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 France's Thierry Omeyer reacts during their Men's World Handball Championship semi-final match against Denmark in Split January 30, 2009.   REUTERS/Matko Biljak (CROATIA)
 France's Thierry Omeyer reacts during their Men's World Handball Championship semi-final match against Denmark in Split January 30, 2009.   REUTERS/Matko Biljak (CROATIA) — REUTERS/Matko Biljak
De notre envoyé spécial à Split

Les Danois y auront cru un quart d’heure. Le temps pour les Bleus de réduire à néant les espoirs des champions d’Europe en titre. «On a réussi à faire la différence en première mi-temps. Cela nous a permis ensuite de gérer le match sans trop de pression», sourit Daniel Narcisse, tranquille. 

Pour se dérouler le tapis rouge, les Bleus ont d’abord dû résoudre plusieurs équations. D’abord, pallier l’absence de Didier Dinart, finalement forfait. Pendant un quart d’heure, les Français tâtonnent, Guillaume Gille, Jérôme Fernandez et Claude Onesta tiennent un conciliabule, et le petit gaucher Klavs Jorgensen s’en donne à cœur joie et permet au Danemark de rester au contact (7-7 à la 16e minute), car dans le même temps, les Français ont toutes les peines du monde à se dépêtrer du rugueux marquage des défenseurs danois, jamais avares de coups sur les bras.

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En envoyant les pivots (Cédric Sorhaindo, puis Christophe Kempé) au charbon, les Bleus trouvent finalement la faille jusqu’à mener 16-11 à la mi-temps. La deuxième période repart sur les mêmes bases: aucun but encaissé en sept minutes. Les Français n’ont plus qu’à gérer. Ils ont prouvé depuis le début de la compétition qu’ils savaient faire, notamment grâce à Luc Abalo, intronisé artilleur en chef. L’autre grand artisan du succès, Thierry Omeyer, a largement gagné son duel face à Kasper Hvidt, un affrontement considéré comme décisif par Claude Onesta avant le match. Au final, le portier danois ne sort qu’un maigre 13% des tirs français.
 
Bien sûr, il y eu encore quelques frissons, notamment à 5 minutes de la fin, quand Luc Abalo récolta un carton rouge pour un penalty tiré en plein dans la tête du gardien, ce qui réveilla le Spaladium de Split, franchement hostile aux Bleus, un petit avant-goût de l’Arena de Zagreb. Mais en deux minutes, Guillaume Gille remit les Français dans le bon sens. Pas grand-chose ne pouvait les inquiéter. «Sur le terrain, comme dans un fauteuil la semaine dernière, je suis admiratif de cette équipe, de sa force, assure Joël Abati, appelé de dernière minute. Elle fait preuve de beaucoup de sérénité, Elle maîtrise le match de bout en bout.» L’objectif est atteint. Les Français se sont donné le droit de disputer le challenge ultime: défier l’équipe de Croatie dans sa salle.