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Armstrong-Ullrich, duel à distance
A l’approche du Tour de France, Lance Armstrong et Jan Ullrich empruntent souvent des trajectoires différentes. Cette saison 2004 n’a pas fait exception à la règle, bien au contraire. Lancé vers un historique sixième succès dans la Grande Boucle, l’Améric© 20 minutes
A l’approche du Tour de France, Lance Armstrong et Jan Ullrich empruntent souvent des trajectoires différentes. Cette saison 2004 n’a pas fait exception à la règle, bien au contraire. Lancé vers un historique sixième succès dans la Grande Boucle, l’Américain a fait belle impression sur ses terres, lors du Tour de Georgie. Vainqueur de l’épreuve ainsi que de deux étapes, Armstrong a confirmé sa bonne forme, déjà entrevue lors de sa rentrée, au Tour de l’Algarve, à la mi-février. « Je ne savais pas à quoi m’attendre avant de débuter cette course, confie le Texan. Dans ces conditions, j’ai préféré ne pas me mettre trop de pression. Et je me suis senti mieux que prévu. » Nullement affecté par la récente décision de l’US Postal de cesser le sponsoring d’une équipe cycliste, Armstrong s’estime presque en avance sur son tableau de marche. « Je vais même prendre un peu plus de repos avant la préparation finale pour le Tour », annonce « le Boss ». A quelques milliers de kilomètres de là, Jan Ullrich poursuit son entraînement, tout en ignorant les critiques. « Comme d’habitude, il a visiblement quelques kilos en trop et n’a pas assez travaillé », a récemment balancé Eddy Merckx. Après son abandon lors de la Flèche Wallonne, l’Allemand a modifié son programme en accord avec sa nouvelle équipe T-Mobile. « Jan a assez de temps pour rattraper son retard », estime son directeur sportif, Mario Kummer. Dix semaines exactement. Sébastien Bordas


















