À Bordeaux, l'offensive est l'affaire de tous
Personne ne fait mieux, en Ligue 1. Avec 37 buts inscrits au cours des 21 premières journées, les Girondins peuvent se vanter de posséder, avec Marseille, l'attaque la plus prolifique. Leurs concurrents sont largement distancés : Lille, 3e à ce class...Rémi Bostsarron
Personne ne fait mieux, en Ligue 1. Avec 37 buts inscrits au cours des 21 premières journées, les Girondins peuvent se vanter de posséder, avec Marseille, l'attaque la plus prolifique. Leurs concurrents sont largement distancés : Lille, 3e à ce classement, ne compte que 29 buts au compteur, et Lyon, l'autre favori dans la course au titre, seulement 26. Auteurs d'au moins un but au cours de tous leur matchs de championnat sauf trois, les Bordelais sont, en outre, des habitués du carton depuis début décembre : ils ont frappé 15 fois lors des 5 dernières journées. « On sent qu'une force collective se dégage, estime Marouane Chamakh. C'est la preuve que les idées du coach fonctionnent. »
Les idées de Laurent Blanc, c'est notamment l'implication de l'ensemble de l'équipe dans les offensives. Même si les meilleurs buteurs du club - Cavenaghi (12), Chamakh (6) et Gourcuff (5) - sont ceux qui sont positionnés le plus haut sur le terrain, les mouvements qu'ils concrétisent partent souvent de beaucoup plus loin. Le but inscrit par Gourcuff à Nantes, il y a dix jours, en est la dernière démonstration en date. « C'est le football que je trouve beau à regarder », confie Mathieu Chalmé. Le défenseur est bien placé pour évoquer ce système, si l'on en croit Elie Baup. L'actuel entraîneur du FC Nantes nous avait en effet récemment confié que le Bordeaux de 2009 ressemblait à celui qu'il avait mené au titre de champion en 1999, notamment en raison de l'implication des latéraux dans la construction du jeu. « On a un rôle important parce qu'on ne joue pas avec des milieux excentrés, mais avec des milieux qui rentrent dans l'axe, explique Chalmé. C'est à nous, les latéraux, de proposer une solution sur le coté, et on voit pas mal de buts qui passent par là. Bien sûr, il ne faut pas oublier que notre rôle, c'est d'abord de bien défendre. Mais une fois que le couloir est maîtrisé, on peut apporter du soutien. De toute façon, il est préférable d'avoir contre soi un joueur qui suit, plutôt qu'un joueur qui provoque. Si vous lui posez problème en montant, il est obligé de suivre. »
La réussite de cette organisation tient donc à un juste équilibre entre rigueur défensif et allant offensif, au sein de chaque ligne de la formation. Mais cela ne suffirait sans doute pas si les joueurs n'étaient pas, en plus, motivés par la volonté de se faire plaisir ensemble. « Ce qui se reflète sur le terrain, c'est le bon état d'esprit, la bonne ambiance qu'il y a en dehors », assure Chamakh. Pour autant, ce titre de meilleure attaque du championnat n'est pas devenu un défi, pour l'international marocain et ses coéquipiers. « Notre objectif principal, c'est d'atteindre la Ligue des champions, rappelle-t-il. Le reste, c'est du bonus. » ■



















