France-Suède : Les Bleus terminent l’année sur une belle victoire grâce à l’increvable Giroud

FOOTBALL Rapidement menée au score, l'équipe de France a cette fois su retourner le match en marquant quatre buts 

Nicolas Camus

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Le débrief de France-Suède — 20 Minutes

Au Stade de France,

Net et sans bavure. Déjà sûre de terminer première de sa poule après son beau succès à Lisbonne, l’équipe de France a achevé comme il se devait cette première phase de la Ligue des nations en battant la Suède, mardi soir, au Stade de France. Une rencontre qui a permis à Deschamps de faire d’ultimes essais et à Giroud de se rassurer.

Une réaction, cette fois

On a eu peur, un court instant, mais les Bleus ne pouvaient pas nous faire revivre ça. Surpris dès les premières minutes par un but de Claesson, qui a profité d’un déséquilibre du côté gauche français, d’une relance plein axe de Pogba et d’un tibia de Varane pour ouvrir le score, ils ont cette fois haussé le ton pour retourner la rencontre. Giroud deux fois, on y reviendra, et Pavard d’une volée extérieur du pied au second poteau qui nous a ramenés à Kazan l’espace de quelques secondes, ont remis les Français à l’endroit. La Suède a poussé après le but du 3-2 de Quaison dans les cinq dernières minutes, mais les Bleus ont eu le dernier mot avec Coman qui a marqué dans le but vide au fin fond des arrêts de jeu. Au final, ça fait cinq victoires et un nul dans un groupe où se trouvaient également le Portugal et la Croatie… Malgré quelques turbulences, les champions du monde restent de sacrés compétiteurs.

Giroud, la chasse continue

Transparent contre la Finlande, remplaçant contre le Portugal, Olivier Giroud a évacué sa frustration en permettant aux Bleus d’égaliser au quart d’heure de jeu. Ses cris de rage après avoir repris le centre en retrait parfait de Marcus Thuram en disaient long. Ça ne changera pas forcément les plans de Deschamps pour la suite, surtout si sa situation en club ne se décante pas, mais l’attaquant de Chelsea a encore prouvé qu’il était là. Au passage, ses 43e et 44e buts en sélection lui ont permis de devenir le meilleur buteur des Bleus au Stade de France devant Henry (22 contre 20) et le cinquième buteur le plus âgé de l’histoire de l’équipe de France devant Zidane. Anecdotique ? Certainement pas pour lui.

Bon courage DD

Cette victoire est une belle manière de conclure 2020. Et Deschamps a exactement ce qu’il cherchait au sortir de cette séquence de huit matchs en l’espace d’un peu plus de deux mois : beaucoup de matière à réflexion, avant la liste de mars qui sera la dernière avant l’Euro. Le sélectionneur a tenté différents systèmes, différentes animations. Ce mardi soir encore, il a innové en gardant son 4-4-2 asymétrique mais en l’inversant, avec un côté gauche plus offensif que le droit, contrairement à samedi dernier au Portugal. Dans ce contexte, Thuram, qui avait plus l’air du fils de Zidane que de son père Lilian sur le but de Pavard, a encore impressionné dans son couloir. Il aura marqué de gros points lors de ce rassemblement. Giroud et Sissoko se sont bien réveillés après la Finlande, Rabiot a encore été précieux, dans un registre plus défensif. DD va avoir de quoi méditer au coin du feu, cet hiver.