Top 14 : Trop d’absents et des présents décevants… Pourquoi le Stade Toulousain a fait naufrage à Paris
RUGBY•L’équipe C du Stade Toulousain n’a pas existé dimanche soir sur la pelouse du Stade FrançaisN.S. avec AFP
L'essentiel
- Beaucoup trop démuni lors de ce match de « doublon » XV de France-Top 14, le Stade Toulousain a coulé dimanche soir à Paris (48-14).
- Outre les absences, les nombreuses erreurs des plus ou moins jeunes ont rapidement plombé les espoirs Rouge et Noir.
Que peut-on espérer lorsqu’on dispute un match de Top 14 sans plus d’une quinzaine de titulaires potentiels, avec plusieurs joueurs qui découvrent le haut niveau ? Rien, comme l’a prouvé la déroute du Stade Toulousain dimanche soir sur la pelouse du Stade Français (48-14). « On passe une sale soirée », n’a pu que constater l’entraîneur des avants Jean Bouilhou, dont l’équipe était déjà menée 21-0 avant même le quart d’heure de jeu.
Privé de ses Bleus retenus contre l’Irlande et de cadres tels que – entre autres – Kolbe, Kaino, Ahki et Elstadt, le champion de France 2019 a sombré face à des Parisiens tout contents de profiter de l’aubaine pour se sortir d’une mauvaise passe. « On ne va pas se chercher d’excuses, a assuré Bouilhou, une semaine après le revers à domicile face à Lyon (7-16), avec une équipe déjà affaiblie pour cause de "doublons". Bien sûr qu’il manque du monde mais il en manque dans tous les clubs. On s’était préparé aussi à cette période justement donc on avait anticipé… »
Seulement, les jeunes pousses censées apporter leur fougue n’ont pas réussi à exister et les joueurs plus expérimentés, comme Guitoune ou Holmes, ont coulé comme les moussaillons. Ballons perdus bêtement, montées défensives en pointe inconsidérées, mauvais choix… Si l’on excepte une tenue en mêlée plus qu’honnête, cette équipe C de Toulouse, sans repères, n’a pas existé. Une sorte de remake de la débâcle à Montpellier en septembre 2018 (66-15), quelques mois avant de décrocher le 20e Bouclier de Brennus du club…
Et maintenant, Castres…
En attendant de voir si l’Histoire bégaie et si les bizuts Delibes, Idjellidaine, Germain, Youyoutte ou Cramont deviennent les stars de demain, il faudra réagir dès samedi pour la venue du voisin castrais, requinqué par son succès sur le Racing 92. « On espère récupérer quelques joueurs en phase de réhabilitation », lance Bouilhou. Notamment les trentenaires Huget et Médard.
Toulouse récupérera peut-être aussi quelques internationaux (mais pas Cros, blessé), en fonction de la liste que communiquera ce lundi le sélectionneur Fabien Galthié en vue de France – Fidji du 15 novembre. Si son navire amiral a repris de belles couleurs, le rugby tricolore navigue toujours à vue, comme l’a montré cette « affiche » dévaluée du Top 14, proposée un dimanche soir sur Canal+ et qui ne lui aura vraiment pas servi de publicité.


















