Rennes : Laëtitia Blot entre dans la cage pour la première compétition de MMA en France

FIGHT Ancienne judokate et lutteuse, la Rennaise sera à l’affiche du MMA Grand Prix organisé ce jeudi soir à Vitry-sur-Seine

Jérôme Gicquel

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La Rennaise Laëtitia Blot participera ce jeudi soir à la première compétition de MMA organisée en France.
La Rennaise Laëtitia Blot participera ce jeudi soir à la première compétition de MMA organisée en France. — Laëtitia Blot
  • La première compétition officielle de MMA en France est organisée ce jeudi soir à Vitry-sur-Seine.
  • Ancienne judokate et lutteuse, la Rennaise Laëtitia Blot sera à l’affiche du tournoi.
  • Elle entend prouver que sa discipline n’est pas un sport de brutes ni « du combat de rue ».

Elle a rendez-vous dans une cage pour une grande première. Ce jeudi soir, la Rennaise Laëtitia Blot, 37 ans, sera à l’affiche du MMA Grand Prix à Vitry-sur-Seine, la première compétition de MMA (arts martiaux mixtes) organisée sur le sol français. « Je serai la première femme dans l’Hexagone à être dans un octogone », sourit-elle.

Rendu populaire par les combats de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), le MMA a longtemps traîné en France une réputation sulfureuse du fait de la violence des combats, où tous les coups (ou presque) sont permis. Interdite en France depuis 2016, la discipline a finalement reçu le feu vert du ministère des Sports en début d’année.

« Je ne voulais pas qu’on abîme mon visage »

Un soulagement pour Laëtitia Blot qui a pourtant découvert le MMA sur le tard. Mais pas les arts martiaux car la Rennaise a déjà derrière elle une longue carrière de judokate, ponctuée de nombreux trophées dont un titre de championne de France en 2016. Non retenue pour les JO de Rio cette même année car « trop vieille » selon la Fédération, elle quittera finalement les tatamis, écœurée. Elle bifurquera ensuite vers la lutte où elle décrochera à nouveau un titre de championne de France un an plus tard.

La judokate et lutteuse a ensuite mis sa carrière sportive entre parenthèses pour se consacrer à son métier de contrôleuse à bord du Thalys. Jusqu’au mois d’octobre l’an dernier. Son ami David Ducanovic, qui est aujourd’hui son coach et son manager, la convainc alors de se préparer pour le lancement du MMA France. « Je n’étais pas chaude du tout au début car je ne voulais pas qu’on abîme mon visage, raconte-t-elle. J’avais vu des combats ou ça saignait beaucoup. Mais il a réussi à me convaincre ».

Pas un sport de brutes ni « du combat de rue »

Pour parfaire sa technique et apprendre les coups de pied et coups de poing, Laëtitia Blot a mis le cap sur la Thaïlande en novembre pour un stage express d’une dizaine de jours. « Je faisais 5 à 6 heures d’entraînement par jour, j’en ai vraiment bavé », assure-t-elle.

Elle se sent désormais prête à défier la Portugaise Leonora Nascimento et à montrer au grand public que le MMA n’est pas un sport de brutes ni « du combat de rue ». « C’est un sport qui mérite d’être connu car on regroupe tous les arts martiaux dans une seule discipline », indique celle qui rêve secrètement d’intégrer la prestigieuse et lucrative ligue UFC.