Une préparation rock'hand'roll pour les Bleus
HANDBALL•L'équipe de France, présente ce week-end au tournoi de Paris, prépare son mondial en Croatie...Mathieu Grégoire
Xavier Barachet. Retenez le nom du benjamin de l'équipe de France, 20 ans, qui devrait sauf surprise s'envoler cette semaine pour la Croatie. Un Bercy plein aux trois quarts a commencé à scander son patronyme samedi après-midi lors d'une longue balade contre l'Algérie (34-18). Ce n'est pas rien. «Pendant la présentation de l'équipe, quand le speaker a prononcé le prénom des joueurs un par un, le public criant le nom, je me suis retourné vers Sébastien Bosquet en lui disant qu'il y allait avoir un gros silence pour le mien. Et effectivement, le speaker a dit Xavier et… rien.»
Sauf que Barachet de Chambéry, un peu impressionné d'être aligné d'entrée pour sa première sélection, ne s'est pas démonté. Au bout de quinze minutes de jeu et deux jolis missiles, les 12.000 spectateurs avaient appris les trois syllabes. N'en doutons pas, elles ont un bel avenir, tant la mise en bouche fut savoureuse: trois buts et un match plein, pour le blond et juvénile Barachet, gaucher de son état, une rareté en équipe de France et un bonheur pour le poste d'arrière droit. «Et c'est vrai que j'aime bien défendre, ce qui est un avantage par rapport à ce que le sélectionneur recherche, ajoute le gaillard. Après, on n'a aucune garantie. On ne sait même pas quand Onesta donnera les 16 noms.»
Il est encore difficile de situer les Bleus après cette rentrée à sens unique. Exceptés Karabatic et Guillaume Gille, Claude Onesta avait laissé sur le banc les glorieux de Pékin et le soin aux lampistes d'allumer la lumière collective. Les fantassins Bosquet, Detrez, Joli, Junillon, Ostertag, Roiné et donc le talentueux Barachet s'y sont collés. Pas facile quand on sait que deux, voire trois d'entre eux resteront sur le carreau lors de l'annonce fatidique. «Dans ce genre de match, il vaut mieux rentrer les tirs que les mettre à côté», explique Franck Junillon (4 buts) un revenant tout heureux d'être là. Il a tenu la baraque, comme d'ailleurs ces besogneux compères. Mais il prévient: «Sans faire injure à l'Algérie, ce n'est pas la même intensité qu'un gros match au Mondial, ce n'est vraiment là-dessus qu'on est jaugés. Tout dépend des choix tactiques de l'entraîneur, et là, on n'a pas de prise là-dessus. On ne peut que donner son maximum, notamment à l'entraînement.»
Junillon, sept titres de champion de France avec Montpellier, est arrivé à l'improviste en novembre dernier lors du stage à Toulouse, «à cause des blessures». Il dit que ce retour en équipe de France à 30 ans, «c'est du bonus». Seulement? «C'est vrai que plus on se rapproche du Mondial, plus on rêve d'y être». Le remplaçant est un bohémien. Son sac est toujours fait au pied de son lit. Il peut revoir sa compagne d'un moment à l'autre. Il s'endort avec ses chaussettes et des étoiles plein la tête. Quand il arrive à trouver le sommeil. Drôle de condition.
Il est encore difficile de situer les Bleus après cette rentrée à sens unique. Exceptés Karabatic et Guillaume Gille, Claude Onesta avait laissé sur le banc les glorieux de Pékin et le soin aux lampistes d'allumer la lumière collective. Les fantassins Bosquet, Detrez, Joli, Junillon, Ostertag, Roiné et donc le talentueux Barachet s'y sont collés. Pas facile quand on sait que deux, voire trois d'entre eux resteront sur le carreau lors de l'annonce fatidique. «Dans ce genre de match, il vaut mieux rentrer les tirs que les mettre à côté», explique Franck Junillon (4 buts) un revenant tout heureux d'être là. Il a tenu la baraque, comme d'ailleurs ces besogneux compères. Mais il prévient: «Sans faire injure à l'Algérie, ce n'est pas la même intensité qu'un gros match au Mondial, ce n'est vraiment là-dessus qu'on est jaugés. Tout dépend des choix tactiques de l'entraîneur, et là, on n'a pas de prise là-dessus. On ne peut que donner son maximum, notamment à l'entraînement.»
Junillon, sept titres de champion de France avec Montpellier, est arrivé à l'improviste en novembre dernier lors du stage à Toulouse, «à cause des blessures». Il dit que ce retour en équipe de France à 30 ans, «c'est du bonus». Seulement? «C'est vrai que plus on se rapproche du Mondial, plus on rêve d'y être». Le remplaçant est un bohémien. Son sac est toujours fait au pied de son lit. Il peut revoir sa compagne d'un moment à l'autre. Il s'endort avec ses chaussettes et des étoiles plein la tête. Quand il arrive à trouver le sommeil. Drôle de condition.
Il est encore difficile de situer les Bleus après cette rentrée à sens unique. Exceptés Karabatic et Guillaume Gille, Claude Onesta avait laissé sur le banc les glorieux de Pékin et le soin aux lampistes d'allumer la lumière collective. Les fantassins Bosquet, Detrez, Joli, Junillon, Ostertag, Roiné et donc le talentueux Barachet s'y sont collés. Pas facile quand on sait que deux, voire trois d'entre eux resteront sur le carreau lors de l'annonce fatidique. «Dans ce genre de match, il vaut mieux rentrer les tirs que les mettre à côté», explique Franck Junillon (4 buts) un revenant tout heureux d'être là. Il a tenu la baraque, comme d'ailleurs ces besogneux compères. Mais il prévient: «Sans faire injure à l'Algérie, ce n'est pas la même intensité qu'un gros match au Mondial, ce n'est vraiment là-dessus qu'on est jaugés. Tout dépend des choix tactiques de l'entraîneur, et là, on n'a pas de prise là-dessus. On ne peut que donner son maximum, notamment à l'entraînement.»
Junillon, sept titres de champion de France avec Montpellier, est arrivé à l'improviste en novembre dernier lors du stage à Toulouse, «à cause des blessures». Il dit que ce retour en équipe de France à 30 ans, «c'est du bonus». Seulement? «C'est vrai que plus on se rapproche du Mondial, plus on rêve d'y être». Le remplaçant est un bohémien. Son sac est toujours fait au pied de son lit. Il peut revoir sa compagne d'un moment à l'autre. Il s'endort avec ses chaussettes et des étoiles plein la tête. Quand il arrive à trouver le sommeil. Drôle de condition.
Revue d'effectif
Mais n'allez pas penser à une équipe de France coupée en deux. Ce n'est pas le genre de la maison. Barachet: «J'ai constamment été encouragé, sur le terrain, sur le banc, du début à la fin. Il y avait toujours quelqu'un qui avait un petit mot, une petite attention.» Junillon: «Le titre olympique, ça ne les a pas changés, ça reste toujours le même groupe avec des mecs super sympas.» Preuve s'il en fallait, les Bleus ont offert à un Bercy rigolard la tonsure monastique de Guillaume Joli (en verve avec 5 buts), bizuté proprement avec sa chevelure rapiécée.
Cet après-midi, contre un adversaire d'un tout autre calibre, la Russie et l'infernal ailier gauche Dibirov, Onesta lancera sa cavalerie, Abalo et Guigou partiront à la conquête des grands espaces. Junillon & co, eux, resteront en bout de banc. Le moindre passage sur le parquet sera décisif, la minute vaudra son pesant de kunas croates. C'est le nouveau statut des Bleus qui veut ça. Junillon compare avec ses anciennes piges en sélection: «Maintenant, cette équipe arrive à fournir un minimum syndical qui est très élevé. Il y a une grande certitude, en attaque comme en défense.» C'est le lot de la meilleure équipe du monde. Les critères à l'embauche se sont durcis.
Revue d'effectif
Mais n'allez pas penser à une équipe de France coupée en deux. Ce n'est pas le genre de la maison. Barachet: «J'ai constamment été encouragé, sur le terrain, sur le banc, du début à la fin. Il y avait toujours quelqu'un qui avait un petit mot, une petite attention.» Junillon: «Le titre olympique, ça ne les a pas changés, ça reste toujours le même groupe avec des mecs super sympas.» Preuve s'il en fallait, les Bleus ont offert à un Bercy rigolard la tonsure monastique de Guillaume Joli (en verve avec 5 buts), bizuté proprement avec sa chevelure rapiécée.
Cet après-midi, contre un adversaire d'un tout autre calibre, la Russie et l'infernal ailier gauche Dibirov, Onesta lancera sa cavalerie, Abalo et Guigou partiront à la conquête des grands espaces. Junillon & co, eux, resteront en bout de banc. Le moindre passage sur le parquet sera décisif, la minute vaudra son pesant de kunas croates. C'est le nouveau statut des Bleus qui veut ça. Junillon compare avec ses anciennes piges en sélection: «Maintenant, cette équipe arrive à fournir un minimum syndical qui est très élevé. Il y a une grande certitude, en attaque comme en défense.» C'est le lot de la meilleure équipe du monde. Les critères à l'embauche se sont durcis.
Revue d'effectif
Mais n'allez pas penser à une équipe de France coupée en deux. Ce n'est pas le genre de la maison. Barachet: «J'ai constamment été encouragé, sur le terrain, sur le banc, du début à la fin. Il y avait toujours quelqu'un qui avait un petit mot, une petite attention.» Junillon: «Le titre olympique, ça ne les a pas changés, ça reste toujours le même groupe avec des mecs super sympas.» Preuve s'il en fallait, les Bleus ont offert à un Bercy rigolard la tonsure monastique de Guillaume Joli (en verve avec 5 buts), bizuté proprement avec sa chevelure rapiécée.
Cet après-midi, contre un adversaire d'un tout autre calibre, la Russie et l'infernal ailier gauche Dibirov, Onesta lancera sa cavalerie, Abalo et Guigou partiront à la conquête des grands espaces. Junillon & co, eux, resteront en bout de banc. Le moindre passage sur le parquet sera décisif, la minute vaudra son pesant de kunas croates. C'est le nouveau statut des Bleus qui veut ça. Junillon compare avec ses anciennes piges en sélection: «Maintenant, cette équipe arrive à fournir un minimum syndical qui est très élevé. Il y a une grande certitude, en attaque comme en défense.» C'est le lot de la meilleure équipe du monde. Les critères à l'embauche se sont durcis.



















