Tour de France : « J’allais terminer deuxième, j’étais heureux », raconte Tadej Pogačar, le nouveau roi de la Grande Boucle

CYCLISME Le Slovène de 22 ans est revenu sur sa victoire surprise lors de ce Tour de France 2020

A.L.G.

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Pogacar, roi de la Grande Boucle.
Pogacar, roi de la Grande Boucle. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Après la bombe lâchée samedi par Tedej Pogačar lors du contre-la-montre de la Planche des Belles Filles pour s’offrir son premier Tour de France (au nez à la barbe de Primož Roglič, énormissime favori), le Slovène est longuement revenu sur son exploit dans les colonnes de L'Equipe. « Je ne sais toujours pas où j’en suis. C’est fou. C’est compliqué pour moi de me dire que j’arrive à Paris avec le maillot jaune. Avant le contre-la-montre, c’était fini dans ma tête, j’allais finir deuxième et j’étais content de cette place et du maillot de meilleur jeune », a-t-il expliqué.

« Et puis le chrono est venu tout bouleverser, tout est à l’envers à l’intérieur de moi, a continué le leader de 22 ans. Je crois que le secret de ma victoire, c’est que j’ai pris le départ sans croire un seul instant que je pouvais gagner. J’avais l’esprit libre, même pas de capteur de puissance. »

Pogačar félicite Roglič

Interrogé au sujet de son étrange décontraction samedi avant le départ du chrono, Tadej Pogačar a admis qu’il était « de loin le moins tendu de l’équipe ». « Je chantais tout seul, à voix haute, et je dansais un truc un peu disco pour me donner de l’énergie. Dans ma tête, c’était une belle journée, j’allais terminer deuxième du Tour de France, meilleur jeune et meilleur grimpeur. J’étais heureux », a-t-il poursuivi.

Le coureur de l’équipe UAE Emirates a aussi eu un mot pour son compatriote malheureux. « Primož a été tellement digne, je trouve, a lâché Pogačar, presque gêné de souffler la victoire au grand favori de cette édition 2020. Il avait l’air de prendre ça bien. Il a été le meilleur pendant tout le Tour et il a juste eu un mauvais jour. Je suis désolé pour lui mais le sport est comme ça. On veut gagner, on donne tout et, malheureusement, il a perdu le maillot et c’est moi qui l’ai alors que c’est un des plus grands coureurs de ces trois dernières années. »