Coupe du monde de rugby : Marseille veut revoir les conditions financières

SPORT La nouvelle municipalité à Marseille estime que « la charge financière » pour organiser la Coupe du monde de rugby 2023 est « bien trop lourde »

20 Minutes avec AFP

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Le Stade Vélodrome accueille régulièrement des matchs de rugby, comme ici la rencontre France-Italie, le 23 mars 2018 (archives).
Le Stade Vélodrome accueille régulièrement des matchs de rugby, comme ici la rencontre France-Italie, le 23 mars 2018 (archives). — C. Simon / AFP
  • La ville de Marseille se dit insatisfaite par les conditions financières pour accueillir plusieurs matchs de la Coupe du monde de rugby au Vélodrome
  • Cette charge financière a été négociée par la précédente majorité emmenée par Jean-Claude Gaudin.

La ville de Marseille a demandé aux organisateurs de la Coupe du monde de rugby 2023 de revoir avec eux les conditions d’accueil des matches, estimant que « la charge financière était bien trop lourde ».

Dans un courrier rendu public samedi, le premier adjoint Benoît Payan, qui remplace la maire écologiste Michèle Rubirola en raison d’une opération, dit vouloir « accueillir ce magnifique événement sportif et populaire ».

Deux quarts de finale

Il estime toutefois « nécessaire » de travailler avec les organisateurs de la compétition « à une matrice budgétaire plus équitable et plus équilibrée (…) pour les Marseillais ». Le Vélodrome doit notamment accueillir deux quarts de finale du Mondial-2023.

Un partenariat, approuvé par le conseil municipal en novembre 2019, avait été noué entre l’ancienne majorité LR et les organisateurs qui prévoyaient notamment la mise à disposition du stade Vélodrome « sans redevance » ainsi que des sites dédiés à l’entraînement, rappelle Benoît Payan.

Le contrat prévoyait également des travaux de modification de la surface de jeu de la pelouse, poursuit l’élu. « Mes services évaluent le coût que représente aujourd’hui cette convention pour la ville de Marseille à plus de 7 millions d’euros ».

Des dépenses qui, selon le représentant de la mairie, « ne comprennent pas le manque à gagner » que représente la mise à disposition gratuite du stade et des autres sites. « De plus, le montant prévisionnel des retombées financières de la Ville repose substantiellement sur l’affluence du public pendant l’événement. Or cette affluence demeure actuellement plus qu’incertaine en raison de l’impossibilité de présumer de l’évolution de la crise sanitaire », écrit-il.