Lens-PSG : Bollaert retrouve la Ligue 1 sans pouvoir vraiment s'enflammer
FOOTBALL•Le RC Lens reçoit le PSG ce jeudi en match en retard de la deuxième journée de Ligue 1François Launay
L'essentiel
- Neuf ans après, le stade Bollaert va de nouveau accueillir un match de Ligue 1 ce jeudi.
- Sauf que l’affiche entre Lens et le PSG a perdu de sa saveur avec la crise sanitaire.
- Limité à 5.000 spectateurs, le public ne poussera pas son équipe comme d’habitude face à un PSG privé de ses stars touchées par le Covid.
Quand le calendrier est tombé mi-juin alors que le déconfinement se passait plutôt bien, tout le monde se réjouissait déjà de l’affiche. Pour son grand retour en Ligue 1, le RC Lens allait défier le PSG à l’occasion de son premier match à domicile. Neuf ans après la dernière affiche de L1 à Bollaert, le stade étant en travaux lors de la dernière saison jouée par le club dans l’élite (2014/2015), ce match de gala avait de quoi faire saliver. Sauf que rien ne s’est passé comme prévu.
Pour ce grand retour, Bollaert, qui aurait dû être plein en temps normal, ne sera rempli que de 5.000 spectateurs (sur 38.223 possibles), mesures anti-Covid obligent.
« On est tous ravis de retrouver Bollaert, de retrouver la compétition. 5.000 spectateurs, c’est mieux que de jouer à huis clos comme on l’a fait à Nice lors de la première journée. Mais ça change l’ambiance quand même. Les poussées du public seront moins fortes. Et avoir des poussées du public peut amener à se surpasser », regrette Franck Haise, l’entraîneur du RC Lens. Même dépit chez Jean-Louis Leca. « Je m’attendais à quelque chose d’autre, à un Bollaert plein, en fusion. Mais bon, c’est comme ça », lâche dépité le gardien lensois.
Un effectif du PSG décimé par le Covid
Même si le contexte va peut-être avantager le club lensois. Initialement programmé le 29 août, le match a été décalé au dernier moment au 10 septembre sur demande d'un PSG exténué après sa finale de Ligue des champions. Dans l’intervalle, les joueurs parisiens sont partis en vacances et sept d'entre eux en sont revenus avec le Covid.
Du coup, c’est sans Neymar, Di Maria, Mbappé, Navas, Paredes, Marquinhos et Icardi que Paris se présentera face à Lens. Moins de stars et peut-être plus de chances de créer la surprise pour le Racing. « On n’est pas favoris. C’est le PSG en face de nous. Il y a encore beaucoup de beau monde au PSG », calme Franck Haise.
Aucune enflammade non plus chez Jean-Louis Leca qui se base sur son expérience. « Quand on a battu Paris avec Bastia (4-2 en 2015), il y avait Zlatan, Cavani, Verratti. Et l’année d’avant, on en avait pris 3 ou 4 (0-3 en 2014) face à leur équipe B. L’équipe B du PSG peut être titulaire n’importe où en France. Ce groupe-là fait partie des cinq, six meilleurs au monde », assure le portier artésien. Promu en Ligue 1, Lens ne peut se permettre de prendre de haut le récent finaliste de la Ligue des champions. Même si le contexte change forcément les choses.



















