Ligue 1 : Covid-19, mercato, supporters ou diffuseurs...Tout ce qu’il faut savoir avant la reprise
FOOTBALL•Bordeaux-Nantes qui se joue ce vendredi soir ouvre le bal d'une saison de Ligue 1 pas comme les autresFrançois Launay
L'essentiel
- Le championnat de France de Ligue 1 reprend ce vendredi (21h) avec le match Bordeaux-Nantes
- Une saison post-Covid qui ne sera pas comme les autres.
- Virus, stades, mercato ou encore diffuseurs, il y a des changements à tous les étages
Seul sur le sable les yeux dans l’eau, entre potes ou en famille, vous avez totalement déconnecté pendant vos vacances post-Covid au point d’avoir zappé l’actu foot ? Il est plus que temps de vous rafraîchir la mémoire footballistique.
Si toute la France aura les yeux tournés dimanche soir vers Lisbonne et la première finale de Ligue des champions du PSG, il ne faudrait pas en oublier la reprise de notre bonne vieille Farmers’s League ce vendredi avec un alléchant Bordeaux-Nantes. Six mois après le dernier match d’une saison de Ligue 1 arrêtée avant son terme par le Covid-19, beaucoup de choses se sont passées. Et l’intersaison a été agitée.
Le Covid-19 a pourri l’intersaison
Matchs amicaux annulés, préparations tronquées, protocole sanitaire très strict appliqué, le coronavirus a forcément pourri la reprise des footballeurs. Avec plus de 40 joueurs issus de 11 clubs testés positifs, la Ligue 1 n’a pas été épargnée par le virus. Avec neuf cas, Strasbourg remporte la palme très peu convoitée du club le plus touché.
Heureusement, à l’exception du Montpelliérain Junior Samba, hospitalisé en avril, les cas auront été en grande majorité sans gravité. Reste que le Covid n’a pas disparu et pourrait continuer de foutre le bordel dans l’élite. Le report de Marseille-Sainté dès la première journée ne sera sans doute pas un cas isolé malgré un protocole sanitaire très strict mis en place dans tous les clubs. Mais qui commence déjà à faire grincer des dents.
Jonathan David a cassé la tirelire du Losc
Coronavirus oblige, le mercato est encore loin d’être terminé. Pour la première fois, les clubs français auront même le droit de faire leurs emplettes jusqu’au 5 octobre. Mais certains n’ont pas attendu cette date butoir pour se renforcer. Pendant l’été, le transfert le plus marquant (et le plus cher) aura sans doute été celui de Jonathan David à Lille.
Le club nordiste n’a pas hésité à débourser plus de 27 millions d’euros pour s’attacher les services de ce Canadien révélé chez les Belges de la Gantoise. Le joueur de 20 ans vient remplacer Victor Osimhen parti pour… 82 millions d’euros à Naples. Merci Luis Campos.
aHormis à Lille, le mercato aura aussi été animé sur la côte d’Azur. Avec six recrues (Kamara (Reims), Schneiderlin (Everton), Bambu (Athlético Paranaense), Daniliuc (Bayern Munich) Gouiri (OL) et Lopes (Seville)), l’OGC Nice et Ineos, son nouveau propriétaire, ont frappé fort. Avec Tino Kadewere (Le Havre), Lyon est allé chercher le meilleur buteur de L2. L’OM s’est aussi servi de la puissance du port du Havre pour choper le milieu de terrain Pape Gueye.
Promus cette saison, Lorient et Lens ont aussi cassé leur tirelire. Les Merlus ont recruté Adrian Grbic, l’attaquant autrichien de Clermont acheté 9 millions d’euros. Même craquage chez les Sang et Or avec l’arrivée de Seko Fofana acheté 8,5 millions d’euros (hors bonus) aux Italiens de l’Udinese. Du côté des bancs de touche, le seul gros bouleversement estival aura été l’arrivée de Jean-Louis Gasset à Bordeaux en lieu et place de Paulo Sousa parti en pleine préparation.
Les Ultras vont bouder les stades limités à 5.000 places
Il faudra encore attendre quelques mois avant de revoir les stades français faire le plein. En raison du coronavirus, la jauge des enceintes sportives sera limitée à 5.000 spectateurs hors dérogation préfectorale que seul Le Puy du Fou arrive pour l’instant à choper.
En attendant, les clubs vont devoir faire des choix en privilégiant souvent leurs abonnés et encore pas tous. Une situation qui n’est pas du goût de nombreux groupes de supporters (Lens, Angers, Nantes, Lorient, Reims, Nîmes…) qui ont donc décidé de boycotter les stades tant que l’affluence y sera limitée. « Il est inconcevable, pour nous, d’édicter ces critères de sélection. Le public Sang et Or est un tout », estiment notamment les Red Tigers de la célèbre tribune Marek à Lens, La reprise s’annonce donc tristounette en tribunes.
Nouvelles chaînes pour la Ligue 1
Cette première saison du monde d’après sera aussi nouvelle sur les écrans. Si Canal + a réussi à garder deux matchs de Ligue 1, le nouvel acteur télévisuel du foot français s’appelle désormais Téléfoot. La chaîne a été créée par Mediapro, un groupe espagnol à capitaux chinois, qui a déboursé 800 millions d’euros annuels pour décrocher les droits de diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue 2 jusqu’à 2024. Plus précisément, Téléfoot diffusera huit matchs par journée de chacun de ces deux championnats.
aMais la chaîne éponyme de la célèbre émission de TF1 ne sera pas la seule nouveauté de la saison. En déboursant 50 millions d’euros, le groupe Free a obtenu le droit de diffuser des extraits et images des matchs de Ligue 1 avec un léger différé d’une minute. Les résumés des matchs seront mêmes diffusés sur les box de l’opérateur dès le coup de sifflet final. Un très joli coup qui pourrait bien être la révélation de cette saison si particulière.


















