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Ces Harlequins étaient plus malins

Ces Harlequins étaient plus malins

RUGBY -Le Stade Français s'incline 10-15 contre des Londoniens plus opportunistes...
Alexandre Pedro au stade de France

Alexandre Pedro au stade de France

«Highway to hell» crache la sono d’un Stade de France qui avait le plein pour ce choc de la 3e journée de Coupe d’Europe. L’enfer promis aux Harlequins, mais ironie, c’est le Stade Français qui y plonge. Maladresse, manque de maîtrise et précipitation: Les joueurs d’Ewen McKenzie ont de quoi expier cette semaine. Battus 10-15 par les Harlequins, les Parisiens sont condamnés à prendre leur revanche dans sept jours pour passer en quart.


«On a grillé notre joker» concède le président Max Guazzini, qui peut toujours se raccrocher au record d’assistance battu – plus de 76 000 spectateurs – pour un match de poule en Coupe d’Europe


Douze points offerts

D’entrée de match, les Stadistes cherchent le KO. Saubade puis Bastareaud plongent en terre promise, mais la vidéo vient vite calmer la joie du public. Les intentions sont déjà présentes, le sang-froid non. Coquins, les Harlequins attendent que leurs hôtes se découvrent pour mieux les contrer. A la 11e minute, Camara et Saubade se déchirent sur un coup de pied anodin, l’ailier Tom Williams n’a plus qu’à dire merci et marquer. «On a été fébriles, on a laissé passer beaucoup de ballons, donc on a été punis» résume l’entraîneur des avants, Fabrice Landreau.

Un quart d’heure plus loin, le match tourne à la mauvaise blague, Djibril Camara négocie mal un deux contre un gagnant. 20 secondes plus tard Turner s’en va dans l’en-but parisien. Froid réalisme peut-être, mais le Stade Français écrit son propre épitaphe. Les Anglais mènent 12-3 à la mi-temps.

Hold-up


Un quart d’heure plus loin, le match tourne à la mauvaise blague, Djibril Camara négocie mal un deux contre un gagnant. 20 secondes plus tard Turner s’en va dans l’en-but parisien. Froid réalisme peut-être, mais le Stade Français écrit son propre épitaphe. Les Anglais mènent 12-3 à la mi-temps.

Hold-up

Au retour des vestiaires, la troisième ligne parisienne sonne comme souvent la révolte. A la 46e, Juan-Martin Leguizamon ose le cadrage débordement pour inscrire l’essai de l’espoir entre les poteaux (10-12). Malheureusement, ses partenaires ne connaissent pas le même réalisme. Les opportunités sont là, les mauvais choix aussi. Les dernières minutes sont irrespirables. Les Londoniens aculés sur leur ligne usent de toutes les ficelles du rugby pour empêcher l’essai.

Un dernier surnombre mal négocié par Hernandez et les Harlequins savourent leur hold-up. Un modèle du genre. « Ils ne m’ont pas impressionné. Ils ont juste été très intelligents», confirme Rodrigo Roncero. Difficile de donner tort au pilier parisien.