Paris-Nice : Thibaut Pinot « n'a jamais eu peur de venir » malgré le coronavirus

CYCLISME Le leader de la Française des Jeux sera un des favoris de la « course au soleil » qui commence dimanche malgré les risques d’épidémie

Julien Laloye

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Thibaut Pinot sur les routes du dernier tour de France, le 24 juillet 2019.
Thibaut Pinot sur les routes du dernier tour de France, le 24 juillet 2019. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Thibaut Pinot (Groupama-FDJ), dans l’expectative sur sa propre condition, a désigné samedi le Colombien Nairo Quintana comme favori de Paris-Nice, à 24 heures du départ dans les Yvelines. « De ce que j’ai vu en février, Quintana me paraît vraiment au-dessus du lot », a estimé le Français au cours d'un point-presse tenu par visio-conférence en raison des consignes drastiques pour éviter les contacts en raison du coronavirus. « S’il passe les premières étapes sans souci, il est le grand favori… et de loin ».

Je ne sais pas trop où j’en suis », a-t-il ajouté. « Je ne vais pas le cacher, je ne suis pas dans la condition que je pensais avoir. Dans ma dernière course, qui était le Haut-Var, je n’étais pas exceptionnel au Mont Faron. J’étais déçu ».

Dubitatif sur sa forme du moment

« Cela va être un Paris-Nice dur », a estimé le Franc-Comtois (29 ans) qui participera pour la première fois de sa carrière à la « course au soleil ». « C’est bien pour juillet (le Tour de France). Il faut que courre, que je prenne le rythme de la compétition qui me manque. Sur le papier, je suis un des favoris mais on verra dimanche à Nice. L’objectif, c’est de repartir de Nice avec le sourire. Je dois surtout me rassurer dans le dernier week-end (les étapes de montagne) ».

Interrogé sur le coronavirus, qui a provoqué l’annulation des courses italiennes de mars et amené plusieurs équipes à renoncer à Paris-Nice, Thibaut Pinot a déclaré : « Non, je n’ai pas hésité à venir. Je me sens un peu déconnecté par rapport à ce qui se passe à la télé, c’est vrai qu’on en parle beaucoup mais je ne sens pas une panique autour de moi. »

« Ce qui se passe entre (ce qu’on voit à) la TV et la réalité du terrain, c’est un peu disproportionné. On verra demain par rapport aux mesures prises par ASO. En tout cas, je n’ai jamais eu peur de venir ici par rapport au virus », a conclu le leader de l’équipe Groupama-FDJ.