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La nouvelle dimension de Raging Simon

La nouvelle dimension de Raging Simon

TENNISSimon est enfin en vacances. Vivement le mois de janvier!...
M. Go.

M. Go.

Vu son mental de gagneur, Gilles Simon était forcément effondré, à la sortie de son magnifique match face à Djokovic, samedi en demi-finale du Masters de Shanghai. Car Raging Gilles n’est pas un esthète des courts, plutôt un comptable des occasions manquées. «Tout au long du match, on a vu Djokovic flirter avec les bandes et les lignes alors que moi ça restait dedans ou ça sortait de peu. Ça s'est joué à pas grand-chose. Deux ou trois points changent le match.»

Revivre ce match en live comme-à-la maison ici


Gilles Simon peut râler contre son manque de réussite, il n’a pas grand-chose à regretter de sa semaine. Cette demi-finale fut à l’image de son Masters: splendide. A Shanghai, le numéro 1 français, qui sera a priori numéro 7 mondial, a battu Federer lundi (avec Murray et Nadal il fait d’ailleurs partie de la caste très privilégiée des joueurs qui ont un bilan positif face au Suisse) et atteint un dernier carré réservé aux cadors de la fin de saison. Pas mal, mais surtout logique pour un joueur qui a été très régulier tout au long de la saison, capable de gagner le tournoi de Casablanca en mai, mais aussi de se qualifier pour la finale de Madrid en octobre. En fait, c’est surtout ce Masters qui est à l’image de sa saison.


Battre n'imorte qui


«Ce que j'ai super bien fait cette saison, c'est que les matchs à ma portée, je finissais très souvent par les gagner. Celui-là, je le perds, donc c'est difficile», déplorait Simon à la sortie du court. Et si c’était la première partie de l’analyse qu’il fallait retenir? La saison 2008 de Simon a surtout révélé à tout le circuit qu'il était capable de battre n’importe qui. Avec Murray, il est l’un des seuls à avoir battu les 3 premiers mondiaux: Nadal en demi-finale à Madrid, Federer à Toronto en juillet et lundi à Shanghai, mais aussi Djokovic à Marseille et à Shanghai.


Avec 3 titres (Casablanca, Indianapolis, Bucarest), une finale de Masters Series à Madrid et une demie au Masters, Simon a définitivement pris une autre dimension en 2008. Il en est conscient. «Je retiens plein de bonnes choses de ce Masters et surtout que j'ai le niveau pour rivaliser avec ces joueurs-là.» Ce qui est bien avec les saisons de tennis, c’est que quand c’est fini, ça recommence. Vivement 2009!