XV de France : Les Bleus préparent le pays de Galles avec l’infiltré Edwards et sans traumatismes du passé

RUGBY Les Bleus affrontent samedi les Gallois, qui les avaient éliminés en quarts de finale de la dernière Coupe du monde

W.P.

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Le XV de France à l'entraînement à Marcoussis, le 18 février 2020.
Le XV de France à l'entraînement à Marcoussis, le 18 février 2020. — FRANCK FIFE / AFP

« Jeu ! Jeu ! » Le temps passe à Marcoussis, les méthodes de Fabien Galthié restent les mêmes. Du jeu sans interruption, sans touches, sans temps morts, sans rien. Rebonjour la très haute intensité. « C’est trois, quatre fois plus intense qu’en club », souffle Bernard Le Roux, pourtant pas avare en efforts physiques. Paradoxalement, le XV de France ne semble pas affecté par une quelconque lassitude à quelques jours d’un match quasi décisif au Millenium Stadium face au pays de Galles. Le break de trois jours accordé aux joueurs après l’Italie y est sans doute pour quelque chose. Pas suffisant pour que Paul Willemse rejoigne sa famille en Namibie – il a passé du temps chez Le Roux et écumé les restos parisiens avec son double compatriote – mais assez pour réussir à encaisser les gueulantes de Thibault Giroud et Shaun Edwards, donc.

Shaun Edwards, l’infiltré

Edwards, dont nous parlions il y a dix jours, sera forcément très attendu cette semaine. Le pays de Galles, bien qu’il ait un peu changé depuis le Mondial, c’est lui qui l’a fabriqué sur le plan défensif. Forcément, nous dit François Cros, il donne quelques billes aux Français en marge du match du week-end. « Il connaît cette équipe par cœur, c’est une chance pour nous de l’avoir dans notre équipe. Il essaye de nous transmettre leur façon de jouer mais aussi les clés pour arriver à les battre. » Inutile de vous dire qu’on n’en saura pas plus sur ces clés, manquerait plus qu’on raconte à l’ennemi laquelle de ses failles le XV de France compte exploiter.

Le quart du Mondial déjà oublié

Autre question (inévitable) qui anime la semaine du groupe au CNR : le quart de finale du Mondial perdu à Oita contre les Gallois, fin octobre. Enfin, inévitable pour les journalistes. Les joueurs, eux, donnent l’impression de n’en avoir rien à cirer. Sincère ou coup de bluff ? Bernard Le Roux : « Honnêtement je n’y pense pas plus que ça, je suis très concentré sur cette compétition, avec ce groupe, avec cette ambiance. Je profite de chaque instant. Depuis deux semaines, je n’ai pas pensé au pays de Galles, on a vraiment envie de faire quelque chose de nouveau, je pense que c’est positif. »

Aucun « levier émotionnel » autour du France-Galles de l’automne dernier, pour reprendre les mots de Cros, mais une utilité tactico-pragmatique selon le Toulousain. « Il y a des images du quart de finale qui circulent mais c’est pour valider les lancements qu’on a choisis ou montrer leur système offensif à eux donc forcément on a regardé ce qu’ils nous ont montré sur le quart de finale. Mais c’est pas sujet qui est tout le temps remis sur la table. »