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Les volleyeurs français abattent leur dernière carte pour aller aux JO 2020

JO 2020: Dernière chance de qualification pour les volleyeurs français, et ça va être « très compliqué »

VOLLEY-BALLLe TQO qui commence à Berlin dimanche est extrêmement relevé, et il n'y a qu'un ticket pour Tokyo au bout
Nicolas Camus

N.C.

Dernier appel pour Tokyo : les volleyeurs français, qui avaient échoué lors d’un premier TQO en Pologne en août dernier, abattent leur dernière carte pour disputer les JO 2020, dans un tournoi de qualification extrêmement relevé à Berlin à partir de dimanche. Y sont notamment présents la Serbie (championne d'Europe 2019 et quatrième du Mondial 2018), la Slovénie (vice-championne d'Europe 2015 et 2019) ou encore l’Allemagne (vice-championne d'Europe 2017), alors qu’il n’y a qu’un unique ticket en jeu.

Grosse concurrence et absences importantes

« On a déjà vécu ce genre de tournoi il y a quatre ans, même si c’est un peu différent. En 2016, il y avait la première place directement qualificative, les deuxième et troisième places permettaient d’avoir une seconde chance abordable, alors que là il n’y a qu’une place, relève le capitaine Benjamin Toniutti dans une interview à l’AFP. C’est la mission pour y aller : en volley, il y aura quatre pays européens, alors que 80 % des meilleures équipes sont en Europe. On sait bien que ça va être très compliqué, mais on va jouer notre chance à fond. »

Les ennuis vont commencer dès la phase de groupes, avec la Serbie, qui s’appuiera sur les hommes forts du sacre continental, la Bulgarie et les Pays-Bas, et seulement deux places pour accéder aux demi-finales. Pour ne rien arranger, la France arrive à Berlin amoindrie : son pointu Stephen Boyer, révélation et meilleur marqueur de l'Euro 2019, a renoncé pour raison personnelle, deux de ses attaquants/réceptionneurs, Trevor Clévenot et Thibault Rossard, sont blessés et ont déclaré forfait, et Julien Lyneel souffre toujours du dos.

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« Les joueurs étaient exténués, avec plein de bobos, de douleurs, de blessures. On a fait du rafistolage et on a essayé de les remettre à niveau physiquement, a reconnu le sélectionneur Laurent Tillie. On n’a pas toutes nos armes, et lorsque l’on arrive sur un tournoi avec ce niveau, c’est un peu frustrant. Mais c’est comme ça, et peut-être que les autres équipes sont pareilles »

Au poste clé de pointu, c’est Jean Patry, auteur d’un bon début de saison avec son club de Latina en Italie qui aura la lourde charge de remplacer Boyer. Si la France devait échouer, la reconstruction passera par les Championnats d'Europe 2021 et 2023 et le Mondial 2022, pour préparer les JO 2024 à Paris, pour lesquels la qualification est garantie en tant que pays hôte.

« Au-delà de l’image, il y aurait une très grande frustration pour tout le groupe. C’est un investissement de quatre ans, on a gardé les joueurs pour performer et se qualifier, au détriment des vacances, du repos. Ce serait une grande déception et depuis Rio on pense à aller à Tokyo », estime Tillie, qui ne veut pas penser à une élimination.