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La surface refait question
TENNIS•Les organisateurs l'annonçaient rapide, les joueurs l'a trouvent lente...Alexandre Pedro
Finale du tournoi de Bercy 1993, Goran Ivanisevic démonte le pauvre Andrei Medvedev à coups de grandes brassées d’aces. Sevré de tennis, le public en vient à siffler le serveur croate. Depuis, les organisateurs de tournoi en salle n’ont eu de cesse que de ralentir les revêtements des courts afin de proposer un peu plus de tennis. Trop peut-être, ces dernières années les attaquants n’y trouvaient plus leur compte.
Pour l’édition 2008, la direction du tournoi disait avoir rectifié le tir avec ce revêtement synthétique posé sur du bois peint. Les principaux concernés en doutent. «Elle est lente. Les balles s'usent très vite», trouve Gaël Monfils. «A Madrid, je ne touchais pas la balle sur le service d’Andreev, ici je n’avais aucun problème à retourner», exagère à peine Gilles Simon.
Federer aime
Cette lenteur relative n’est pas pour déranger ceux qui ont le pied terrien comme Rafael Nadal. «Si je suis honnête, je dois dire que la surface m’arrange plutôt», concède le numéro un mondial. A contre courant de pas mal de ses collègues, Roger Federer apprécie le nouveau revêtement. «Je trouve la surface mieux qu’avant», se réjouit le Suisse. «C'est vraiment agréable de jouer sur ce court aujourd'hui».
«Federer aime la surface», s’étonne Simon. «En même temps, Federer joue tellement vite qu’il ne doit pas se rendre compte de la lenteur du court». Après la cascade de forfaits de l’édition 2006, la nouvelle direction menée par Cédric Pioline a multiplié les essais auprès des joueurs afin de trouver le bon compromis. Visiblement, il reste encore quelques réglages à effectuer avant de satisfaire tour le monde.



















