OM-Rennes : Les Rennais furieux contre l’arbitrage, « un capharnaüm », « personne ne comprend rien »

FOOTBALL Olivier Létang, Mbaye Niang et Julien Stéphan ont tous protesté contre l’arbitrage après le match nul du Stade Rennais face à l’Olympique de Marseille, au Vélodrome, ce dimanche

J.S.-M.

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Julien Stéphan et les Rennais étaient remontés contre l'arbitrage.
Julien Stéphan et les Rennais étaient remontés contre l'arbitrage. — aniel Cole/AP/SIPA
  • Comme à Brest ou face à Nantes, les Rennais s’estiment lésés par l’arbitrage après un match nul face à l’OM (1-1), ce dimanche, au Vélodrome.
  • Ils estiment qu’une main de Kevin Strootman aurait dû valoir un penalty aux Bretons.

Il fallait être bien naïf pour penser que l’arrivée de l'arbitrage vidéo en Ligue 1 mettrait fin aux interminables polémiques sur les décisions des hommes en noir (ou en rose fluo). Cette saison encore, entraîneurs, joueurs et présidents nous servent semaine après semaine l’indigeste gruau médiatique qu’est la complainte antiarbitrale. Place aux Rennais, ce dimanche soir, au Vélodrome.

Dans une prétérition pénible, c’est Julien Stéphan qui a abordé le sujet en premier, après un décevant match nul (1-1) face à l’OM. « Je ne veux pas pleurnicher, s’est-il lamenté, mais il y a cette main dans la surface en seconde période : sur une main comme ça, nous, on concède un penalty contre Nantes. Elle est décollée il y a penalty, mais l’arbitre me dit qu’elle n’est pas intentionnelle. Il y a aussi faute sur Hamari Traoré avant le corner, lourd de conséquence pour nous. »

Létang a écrit à Garibian

Expliquons rapidement : les « conséquences lourdes », c’est l’égalisation de Caleta-Car sur le corner susmentionné. La main, c’est celle de Strootman, pour laquelle l’arbitre Frank Schneider n’a pas jugé bon de consulter son assistant à la VAR. Un choix étonnant, c’est clair et net.

« C’est malheureux qu’ils ne soient pas revenus en arrière pour voir s’il y avait faute ou pas », peste Mbaye Niang. Son président Olivier Létang est allé plus loin, dans une longue déclaration sur le sujet :

La première des choses, c’est de ne pas toujours se retrancher derrière les décisions arbitrales. Mais quand elles s’accumulent, on commence à se poser des questions. Ce soir, tout le monde l’a vu, il y a une main sur un corner. Cela fait suite à ce qu’il s’est passé à Brest il y a quinze jours. On souhaiterait que Monsieur Garibian [le patron de l’arbitrage] vienne nous voir et vienne nous expliquer. Les joueurs et nous, on ne comprend plus rien. On prend un penalty à Nantes sur une main involontaire… Et aujourd’hui, ce qui est dit aux joueurs, c’est qu’il n’y a pas penalty car la main est involontaire. J’avais écrit à Monsieur Garibian avant le match, car on connaît l’historique de Monsieur Scheider avec le Stade Rennais, donc je voulais l’alerter. Malheureusement, j’avais raison. Pour faire avancer le débat, je l’invite à venir nous expliquer, car aujourd’hui c’est un capharnaüm et personne n’y comprend rien ! »

Un peu de contexte : « l’historique » entre le Stade Rennais et Frank Scheider, c’est une condamnation à 6.000 euros d'amende contre René Ruello, ancien président du SRFC, qui avait traité Frank Scheider de « prétentieux entêté » et « d’imbécile ».

Son successeur Olivier Létang a évité ce genre de prose, ce dimanche, au Vélodrome. Mais sur 3 minutes et 34 secondes devant les micros, il en a passé plus de 2 à se plaindre de son arbitrage. Après avoir dit qu’il ne voulait pas « se retrancher derrière les décisions arbitrales », bien sûr.