Brest-Rennes : Incompréhension et coups de gueule après le but refusé à Raphinha

FOOTBALL « On ne va pas entrer dans la parano ou la théorie du complot mais il faut s’interroger », s'agace le président rennais

C.A. avec AFP

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Les Brestois Court et Diallo à la lutte avec le Rennais Raphinha.
Les Brestois Court et Diallo à la lutte avec le Rennais Raphinha. — F.Tanneau/AFP
  • Un but a été refusé à la recrue rennaise Raphinha après une faute sur un Brestois.
  • L’arbitre Clément Turpin avait d’abord accordé le but, avant de le refuser avec l’assistance de la VAR.
  • Le club rennais a posé une réserve technique après le nul concédé.

« Quelque chose que je n’avais jamais connu ». Samedi soir, le président du Stade Rennais n’a pas manqué de réagir au principal fait de jeu survenu lors des retrouvailles entre Brest et Rennes (0-0). A la 65e minute, au milieu d’un match guère emballant, l’arbitre Clément Turpin a accordé un but à la remuante recrue Raphinha… Avant de l’annuler quelques minutes plus tard pour une poussette du Rennais Siebatcheu révélée à la VAR.

« C’est allé très vite, il a alors largement pris le temps d’analyser la situation. Puis après avoir demandé à plusieurs reprises aux Brestois d’engager, il y a eu une intervention extérieure puis les joueurs, des palabres. L’arbitre est revenu sur une situation qu’il avait mesurée et partagée », regrettait Olivier Létang. Le club a posé une réserve technique à l'issue du match.

Très litigieuse, l’action voyait le gardien brestois Gautier Larsonneur être percuté par son coéquipier Jean-Charles Castelletto. Les deux hommes à terre, tous les joueurs s’arrêtaient de jouer, sauf Hamari Traoré, qui frappait de loin, et Raphinha, qui déviait dans le but vide. « Les joueurs s’arrêtent complètement, ils n’ont pas pu inventer qu’ils avaient entendu un coup de sifflet », s’est défendu le coach Olivier Dall’Oglio. « Si on ne s’était pas battus pour voir les images… Ça va faire parler, c’est dommage », insistait le capitaine Mathias Autret au micro de BeinSport. « Apparemment ce sont désormais les joueurs qui décident si on joue ou pas », taclait Clément Grenier interrogé par Ouest-France.

« Ça a duré trop longtemps »

Les deux équipes s’accordaient sur le temps infini pris par le corps arbitral pour statuer. « Ça a duré trop longtemps ! C’est l’arbitre qui décide, on ne va pas commenter. Pour nous c’était clair », livrait le capitaine rennais Damien Da Silva, déçu du match nul concédé par son équipe. D’autant que l’arbitre n’accordera que six minutes de temps additionnel.

Après son début de saison canon, le Stade Rennais marque le pas avant de recevoir le Celtic Glasgow jeudi en Ligue Europa. « On s’aperçoit que sur les derniers matchs, cinq points se baladent quelque part. On se pose des questions par rapport à des décisions arbitrales particulières. On ne va pas entrer dans la parano ou la théorie du complot mais il faut s’interroger », concluait le président Olivier Létang.