Nantes : Tony Yoka s’entraîne à la H Arena en public et en famille

BOXE Le champion de la catégorie des poids lourds français combat, samedi soir, à Nantes, contre l’Allemand Michael Wallisch

D.P. avec AFP

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Tony Yoka, très décontracté, après son entraînement de ce mercredi.
Tony Yoka, très décontracté, après son entraînement de ce mercredi. — D.P. / 20 minutes

Très souriant et très décontracté. Tony Yoka (27 ans) s’est entraîné en public, et en famille, ce mercredi, à la H Arena de Nantes, trois jours avant le 7e combat de sa carrière professionnelle prévu samedi (22h30) dans cette même salle, face à l’Allemand Michael Wallisch. Le boxeur poids lourd a affirmé ressentir des « ondes positives » dans cette H Arena.

Champion olympique des poids lourds à Rio en 2016, Yoka, calme et affûté, a été suivi du regard, attentivement et respectueusement, par quelques dizaines de jeunes boxeurs licenciés dans la région de Nantes, et même quelques migrants invités aussi par les organisateurs. « Nous avons vendu les 6.000 places prévues [il restait en réalité une centaine de places ce mercredi] », s’est félicité le promoteur de Yoka, Jérôme Abiteboul (Ring Star).

Découverte de la H Arena

Après une petite séance de « shadow boxing », pour s’échauffer en compagnie du poids super-welter Souleymane Cissoko, autre membre de l’écurie Ring Star, Yoka, dont le petit garçon n’était pas très loin, a mis les gants et tombé le tee-shirt, laissant voir ses tatouages, pour prendre ses repères sur le ring de la H Arena face à son entraîneur Edward Jackson.

« On est très contents de boxer à Nantes et j’espère qu’on vous fera un beau spectacle samedi », a dit Cissokho, médaillé de bronze à Rio, au centre du ring, micro en main. Il affrontera en lever de rideau le Russe Dmitry Mikhaylenko.

Yoka a gagné à Nantes en 2014… par KO

« Cela fait chaud au cœur de voir l’accueil du public quand on revient en France », a ajouté Yoka. Il avait déjà boxé à Nantes, en 2014 : une demi-finale du championnat de France amateur, remportée « par KO, c’est bon signe », s’est-il souvenu après une séance de selfies dans le public.

« Le gros de la préparation est fait, mais on a toujours besoin de venir sur le ring quelques jours avant, pour se mettre dans le bain. Je suis dans la continuité et l’objectif est d’atterrir en fin d’année dans le Top 15 mondial », a ajouté Yoka lors d’un point presse improvisé en bord de ring.

« Je ne prends pas ce combat à la légère car il doit me permettre aussi de préparer le combat de la fin d’année contre le N.16 mondial » : un autre Allemand, Christian Hammer (30 combats, 24 victoires dont 14 avant la limite). Ce sera à Paris.