DFCO-OM : Une défense qui souffre, une attaque qui vise mal, Marseille patauge à Dijon

FOOTBALL Après son nul contre Montpellier, l'OM n'a pas réussi à battre Dijon, lanterne rouge de Ligue 1, lors de la septième journée. Marseille, reste scotché au pied du podium

Jean Saint-Marc

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Lopez et les Marseillais ont été muselés à Dijon.
Lopez et les Marseillais ont été muselés à Dijon. — J.-P. KSIAZEK / AFP
  • Affaibli par les absences (Payet, Thauvin, Alvaro, Kamara), l'OM concède un match nul face à Dijon, lanterne rouge de Ligue 1.
  • La défense (Caleta-Car / Perrin) a souffert et les attaquants marseillais ont été maladroits.

Il pleuvait des cordes, et pas des buts, ce mardi, à Dijon. Le DFCO et l’OM ont fait un triste match nul (0-0). Cela laisse Marseille dans le ventre mou et scotche Dijon à la dernière place de Ligue 1.

La défense souffre

Le jeune Perrin a failli s’offrir un but pour sa première. Mais il a fait ce que les fans marseillais appellent une « Mitroglou » : une saucisse balancée dans les tribunes. Il livre sinon une bonne première prestation, avec notamment un magnifique tacle à la 92e. Pour le reste, la défense a beaucoup souffert, en l’absence des titulaires Kamara et Alvaro. Les Marseillais se sont troués au marquage (4e minute de jeu, Tavares laissé seul mais qui vendange), se sont fait dominer par la taille (18e, tête de Baldé sur Mandanda) et surtout sur coup de pied arrêté (47e, Ecuele-Manga prend le dessus mais sa tête trouve le poteau).

Au rayon des occasions dijonnaises, citons aussi cet improbable sauvetage d’Amavi sur une frappe de Baldé (41e) , cette jolie frappe enroulée de Chouiar qui a frôlé la lucarne marseillaise (47e) ou ce tir puissant de Soumaré (70e).

L’OM vise à côté

Entre la 3e et la 72e, l’OM n’a pas cadré un seul tir. Sans Payet et Thauvin, l’attaque marseillaise bégaye. Les bons débordements de Sanson ont rarement trouvé preneur, comme les centres de Sarr, parfois approximatifs. Entre coup du foulard et jolies remises, Benedetto a régalé de sa technique mais il a loupé ses occasions (35e, 77e, 88e).

Une fin de match sur le fil

Les dernières minutes ont été bouillantes, avec de très grosses opportunités pour Soumaré (72e), Chouiar (76e), Radonjic (72e), Benedetto (88e) et Pereira (89e). André Villas-Boas a d’ailleurs choisi de bétonner en faisant rentrer Rongier à la place de Germain (82e). Son homologue dijonnais Stéphane Jobard lui avait offert, au coup d’envoi, quelques bonnes bouteilles. Mais pas les trois points qui auraient envoyé l’OM sur le podium.