Stade Rennais : Pour continuer à grandir, le club réfléchit à déménager son centre d'entraînement

FOOTBALL Le président Olivier Létang estime que le site de la Piverdière ne répond plus aux normes

Jérôme Gicquel

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Les joueurs du Stade Rennais sur le terrain d'entraînement de la Piverdière.
Les joueurs du Stade Rennais sur le terrain d'entraînement de la Piverdière. — M. Pavard / 20 Minutes
  • Le Stade Rennais réfléchit à déménager son centre d’entraînement et à quitter Rennes.
  • Le club breton estime que « les infrastructures actuelles ne répondent plus aux normes d’un club moderne et ambitieux ».
  • Il est aussi question de gros sous, le club estimant qu’il paie trop d’impôts à la métropole.

Depuis son épopée en Ligue Europa et sa victoire en Coupe de France, le Stade Rennais a changé de statut. Le club breton n’hésite d’ailleurs plus à afficher ses ambitions au grand jour, à l’image des 21 millions d’euros investis pour s’offrir l’ailier brésilien Raphinha au nez et à la barbe de grands clubs européens. Sur le terrain, le début de saison est particulièrement réussi avec une place de coleader partagée avec le PSG, Nice et Angers.

Mais en coulisses, un dossier agite les dirigeants rennais. Cela concerne l’avenir de la Piverdière, leur centre d’entraînement situé en bordure de la rocade. Invité lundi de l’émission Pleine Lucarne, le président Olivier Létang a brandi la menace de déménager son centre et de quitter Rennes. « Aujourd’hui, on mène une réflexion. Est-ce qu’on reste à la Piverdière, est-ce qu’on part ? », a-t-il indiqué.

Dans un communiqué publié ce mercredi, le club a précisé ses intentions. « Les infrastructures actuelles ne répondent plus aux normes d’un club moderne et ambitieux, nous devons donc les faire évoluer afin de mettre l’ensemble de nos collaborateurs dans les meilleures conditions possibles ».

« Un site unique » pour le centre de formation

Parmi les plus performants en France, le centre de formation est au cœur du problème. Pour l’instant, les jeunes pousses rennaises s’entraînent à la Piverdière, comme les pros. Leur scolarité et leur hébergement s’effectuent en revanche à l’école technique privée Odorico, située à deux pas du Roazhon Park. Une situation qui ne peut perdurer pour le club qui réfléchit à implanter son centre « sur un site unique » afin de gagner en attractivité.

Où sera-t-il implanté ? Le choix n’est pour l’instant pas tranché. « Le choix final de l’implantation se fera en tenant compte de tous les facteurs. Face à un investissement comme celui-ci, toutes les hypothèses possibles d’implantation dont la Piverdière sont étudiées », précise le club.

Une polémique sur la question des impôts

Outre les infrastructures, la réflexion des dirigeants rennais porte également sur des questions de fiscalité. Le président Olivier Létang estime en effet que le club paie trop d’impôts à la métropole, en particulier la taxe transport qui lui coûte, selon Ouest-France, un million d’euros chaque année.

Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir la classe politique, notamment les élus écologistes de la ville de Rennes. « Monsieur Létang devrait être fier de payer des impôts, il devrait être fier de contribuer au développement de son territoire et de permettre aux amateurs de football de se rendre au stade pour partager leur passion », indiquent-ils dans un communiqué.

Sentant la polémique enfler, le club a répondu dans la foulée. « Le Stade Rennais rappelle qu’il ne peut et ne veut surtout pas participer à un débat politique. Nous ne souhaitons pas que les enjeux du club soient déplacés sur ce terrain pour être utilisés à des fins électoralistes lors de la bataille des municipales qui arrive », a indiqué le club, précisant que c’était « une entreprise responsable qui a toujours payé ses impôts et ses taxes ».